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Pourquoi les pauses ne nous reposent plus vraiment ?

  • Photo du rédacteur: Guillemette Bourgoing
    Guillemette Bourgoing
  • il y a 4 jours
  • 6 min de lecture

La pause café, la pause clope ou la pause tout court, histoire de s’arrêter cinq minutes pour souffler, représente un moment important dans le rythme de la journée. C’est un moment, normalement, de transition, parfois silencieux, qui permet de relâcher la tension accumulée, physiquement et mentalement. En France, la pause café par exemple n’est pas seulement un moment de repos, c’est aussi autour de la machine à café que la hiérarchie s’efface, que le stagiaire peut parler à son manager du match de foot de la veille ou de ses conditions de travail, en dehors de tout protocole. La France est allée plus loin pour marquer l’importance d’une pause réelle en instaurant le « Droit à la déconnexion » en 2017, s’inscrivant ainsi dans une certaines résistance à l’idée d’être productif 100% du temps, à l’image des Etats-Unis ou du Japon. Et pourtant, beaucoup de Français disent aujourd’hui terminer leur journée épuisés, malgré le fait qu’ils se soient accordé des pauses. Cette impression révèle une évolution de notre rapport au repos. Le tabac étant banni des entreprises, le café soupçonné d’être pourvoyeur d’infarctus, la pause a pris une autre dimension pour devenir une activité nouvelle : le téléphone est systématiquement consulté pour répondre aux notifications, scroller, regarder de courtes vidéos. Ainsi le cerveau ne se repose plus et reste mobilisé tout au long de la journée, ce qui est épuisant pour le système nerveux.

 

  • Le cerveau ne peut plus récupérer convenablement :

Passer d’un écran professionnel à un écran personnel ne fait que modifier la nature des informations que le cerveau traite, mais il ne cesse pas son activité. Or le repos mental n’est pas uniquement du à l’arrêt de l’activité professionnelle. Il nécessite d’entrer dans une phase où le cerveau est moins sollicité, où l’attention peut se relâcher naturellement. Mais les moments, autrefois propices à une forme de récupération discrète - attente, trajet, silence, observation - sont désormais occupés par la consultation de son téléphone qui procure des contenus rapides, fragmentés et continuellement renouvelés qui modifient progressivement notre fonctionnement cognitif. Le cerveau s’habitue rapidement à ces stimulations fréquentes et devient ainsi plus réactif, mais aussi moins tolérant à la lenteur, à l’absence d’information ou réponses immédiates et, pire encore, à ne rien faire. Comme l’explique le neuropsychiatre Boris Cyrulnik (1) , le système nerveux humain a besoin de phases d’alternance pour maintenir sa stabilité émotionnelle et cognitive. Les périodes de repos mental jouent un rôle essentiel dans l’intégration des informations et la consolidation de la mémoire. Sans ces respirations, l’activité cognitive reste élevée, même lorsque l’on croit “faire une pause” et une forme d’état d’alerte tend à devenir la norme. Cela à tel point que l’absence de sollicitation devient inconfortable, créant une sensation de vide. Beaucoup de personnes ressentent alors le besoin immédiat de remplir les temps morts : consulter son téléphone dans une file d’attente, écouter un contenu pendant un trajet, répondre à un message dès qu’une notification apparaît. Le vide est devenu inhabituel, parfois même anxiogène. Le cerveau a progressivement perdu l’habitude des moments où rien ne capte son attention et le repos cesse d’être spontané. Ce dernier devient presque une compétence à réapprendre.

 

  • Une fatigue plus cognitive que physique :

Contrairement à la fatigue physique, la fatigue cognitive ne provoque pas nécessairement d’arrêt brutal. Cette forme d’épuisement agit plus comme une saturation continue que comme une panne nette. Le cerveau, resté constamment mobilisé, n’a pu retrouver un véritable état de récupération. Et la fatigue qui s’installe est discrète, insidieuse, souvent masquée derrière un quotidien qui continue à fonctionner apparemment normalement. Pourtant, une sorte de dispersion intérieure s’installe progressivement avec une altération de la qualité de présence à soi et au monde : irritabilité, impression de saturation mentale, perte de clarté dans les décisions simples, difficultés à maintenir son attention…  Et, plus grave, à long terme, cette surcharge cognitive modifie aussi notre disponibilité émotionnelle. Le neurologue Michel Desmurget (2) décrit dans ses travaux la difficulté croissante de certaines personnes à supporter l’imprévu, avec une moindre tolérance aux frustrations ou encore une impression de tension diffuse sans raison clairement identifiable. Le système nerveux, continuellement sollicité, perd peu à peu sa capacité de modulation (voir mon article sur le système nerveux). Tout devient plus “intense” : le bruit, les demandes, les interactions, parfois même les pensées elles-mêmes. C’est à ce moment que les comportements compensatoires prennent une place particulière. Café, sucre, cigarette, consultation répétée du téléphone ou besoin permanent de stimulation ne répondent pas uniquement à des habitudes sociales. Ils deviennent souvent des tentatives spontanées de régulation nerveuse. Ils offrent certes une sensation temporaire de relance ou d’apaisement, mais ils entretiennent en fait de cercle vicieux de surcharge, empêchant le système nerveux de retrouver un véritable état de repos. Ainsi, quelque soit l’addiction, c’est toujours le même schéma. Enfin, beaucoup de personnes ne réalisent pas vraiment leur épuisement car le corps compense longtemps. Mais progressivement, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration importantes, les pertes de motivation, un sentiment de détachement ou une fatigue persistante s’installent, malgré le repos. C’est précisément ce caractère discret qui rend la fatigue cognitive si difficile à identifier.

 

  • Réapprendre le repos :

Se reposer ne veut pas dire uniquement arrêter de travailler ou « prendre du temps pour soi ». Le véritable repos implique une réelle diminution de toutes sollicitations afin de permettre au système nerveux de ralentir (voir mon article sur l’art de ne rien faire). Cette distinction est importante car beaucoup de personnes pensent se reposer, « décrocher », en scrollant sur leur smartphone alors que le cerveau demeure mobilisé. Le cerveau traite une quantité de données sans précédent dans l’histoire humaine. C’est pourquoi le psychiatre Christophe André (3)  évoque l’importance du repos, de ces espaces de présence à soi, sans objectif de performance ni recherche d’efficacité immédiate. Ces moments permettent au système nerveux de ralentir progressivement, de retrouver une forme de stabilité intérieure. Ils ne nécessitent pas forcément de techniques complexes, mais une capacité redevenue rare : celle d’accepter des temps de désœuvrement pour revenir à des plaisirs simples, à des moments où l’attention peut simplement se relâcher. Ces moments peuvent prendre la forme d’une simple marche sans téléphone, en connexion avec son environnement, quelques minutes de silence sans laisser notre attention s’attacher aux bruits, un repas sans écran à savourer ce qu’il y a dans notre assiette, observer le paysage qui défile derrière une fenêtre, apprécier le souffle du vent sur son visage. Ces moments permettent au cerveau de revenir progressivement à un état de tension apaisée, souvent indispensable à l’équilibre émotionnel, à la qualité du sommeil et à la stabilité de l’attention. Ils permettent au cerveau de diminuer son niveau de vigilance, de traiter les informations accumulées et de restaurer une forme de continuité intérieure. Dans des modes de vie où tout pousse à l’accélération, apprendre à ralentir devient paradoxalement une compétence moderne. Contrairement à la culture du hustle (foncer sans s’arrêter) très présente aux Etats-Unis et en Asie, la France cultive une certaine résistance à l’idée d’être productif 100% du temps. On en comprend maintenant les enjeux.


  • Je peux vous aider :

Ainsi, si nos pauses ne nous reposent plus vraiment, c’est parce que notre environnement laisse de moins en moins de place au vide, à l’immobilisme, à la lenteur. Notre cerveau est constamment sollicité, même dans ses temps de repos pourtant nécessaires à l’équilibre de notre système nerveux. Réapprendre à faire une pause, que ce soit au travail ou dans la vie en générale, ne relève donc pas du luxe et n’est pas du tout une perte de temps et de productivité. C’est une nécessité physiologique essentielle. Elle ne relève pas uniquement du confort personnel, mais d’un besoin fondamental d’alternance et de régulation. Dans cette perspective, les approches comme la naturopathie invitent à observer plus finement les rythmes de récupération, notamment en entreprise. Le but n’étant pas d’ajouter des injonctions supplémentaires mais de donner les outils pour réintroduire une forme d’équilibre entre activité et réel repos, un repos « improductif » en apparence. Ce qui, au final, permettra à chacun d’être plus performant tout en respectant ses réelles capacités d’adaptation.

La naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe.

 

Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur retrouver de l’énergie, prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait.


 

Guillemette Bourgoing Naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac à Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence


PS : si cet article vous a plu, n'hésitez pas à liker, commenter, partager ou prendre rendez-vous




 



(1)    - Cyrulnik, Boris. « Les nourritures affectives ». Odile Jacob, 1993.

(2)    - Desmurget, Michel. « La fabrique du crétin digital : le danger des écrans pour nos enfants». Seuil, 2019.

(3)    - André, Christophe. « Méditer, jour après jour ». L’Iconoclaste, 2011.

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