De quoi le cerveau de nos enfants a-t-il besoin pour apprendre ?
- Guillemette Bourgoing

- il y a 4 heures
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Concentration, apprentissage, mémoire : de quoi le cerveau de nos enfants a-t-il besoin pour apprendre ?
Chaque année pour nos enfants le rentrée est perçue comme un nouveau départ : nouvelle classe, nouvel enseignant, nouvelles matières. En espérant que les deux mois de repos aient permis, comme d’un coup de baquette magique, qu’ils soient plus concentrés, plus appliqués, que les leçons soient sues et assimilée. Mais rapidement les constats réapparaissent : « Il apprend ses leçons mais ne retient rien », « elle était pourtant bonne élève l’année dernière », « il n’arrive pas à se concentrer ». Ainsi les inquiétudes et reprochent recommencent à faire surface car ces difficultés sont interprétées, parfois trop rapidement, comme un manque de motivation, d’attention ou encore de travail. Ce qui n’est pas toujours le cas, surtout en début d’année. Apprendre est un processus complexe. Pour pouvoir mémoriser une information il faut d’abord y porter son attention, s’y intéresser, la comprendre, lui donner du sens. Et cela tout en disposant des conditions suffisamment favorables pour rester non seulement concentré mais pour retrouver cette information par la suite. Et pour cela, les enjeux ne se limitent pas aux salles de classe ni même à l’école. L’environnement du quotidien de l’enfant et de l’adolescent joue un rôle crucial de leurs capacités d’apprentissage. Alimentation, hydratation, activité physique, sommeil, temps d’écran, phases de repos et de loisirs participent à un ensemble de conditions, entre sollicitations et récupérations, dans lequel le cerveau doit fonctionner. Je n’ai pas de recettes miracle pour faire de votre enfant un géni mais je peux vous expliquer ce qui peut, au quotidien, faciliter ou compliquer ses apprentissages.
Le cerveau a besoin de rester concentré :

La concentration est la première étape de l’apprentissage. Sur le papier cela semble simple, il suffit de dire à un enfant de « faire attention ». Mais ce n’est pas aussi simple car l’attention n’est pas une capacité que l’on peut activer par la simple volonté. L’attention est volatile, limitée, fluctuante et surtout très dépendante de l’environnement de l’enfant, de la situation dans laquelle elle est sollicitée. Si l’élève n’est pas captivé par ce qui lui est enseigné, s’il ne donne pas de sens à un exercice ou une leçon, les bruits, interruptions, multiplications d’informations concurrentes ne vont pas lui permettre de rester engagé ou même motivé dans son travail. Un enfant peut parfaitement retenir une information mais ne pas l’avoir enregistrée parce qu’il n’était pas disponible pour l’apprentissage au moment où elle lui a été présentée. La mémoire de travail, qui permet de retenir temporairement une information tout en la manipulant, est limitée, dans le temps et dans ses capacités. Elle est évanescente et demande à rester focus (voir mon article sur la mémoire). Lorsque trop d’informations sont traitées en même temps, les apprentissages se compliquent. Cette notion est particulièrement marquée chez les enfants et les adolescents dont les fonctions exécutives et cognitives sont en plein développement. Leur demander de travailler dans une pièce où les sollicitations seront multiples (téléphone, notifications, télévision ou radio allumées dans la pièce, changements fréquents de tâches…) peuvent mobiliser une partie des ressources attentionnelles de l’enfant, même s’il pense ne pas être réellement distrait. Ainsi, au lieu de se demander pourquoi a-t-il des difficultés à se concentrer, on peut se demander dans quelles conditions essaye-t-il de se concentrer, et comment puis-je les améliorer. Cette observation permet aussi d’éviter une confusion fréquente : rencontrer des difficultés d’attention ne signifie pas forcement présenter des troubles de l’attention. En revanche, lorsque les difficultés sont importantes, persistantes ou présentes dans différents contextes, elles doivent naturellement être évaluées par les professionnels compétents.
Apprendre intelligemment :

Apprendre ce n’est pas mémoriser coûte que coûte, le cerveau a besoin de construire pour retenir de manière durable. Apprendre une leçon ne consiste pas simplement à faire entrer une information dans sa mémoire, en la répétant jusqu’à ce que ça rentre, en criant, en punissant… cela ne marche pas et c’est à ce moment que j’entends les parents désespérés qui me disent « il ne retient rien, il a déjà oublié la poésie que nous avons apprise la semaine dernière ». Suivant les conditions d’apprentissage, je peux répondre presque systématiquement : « c’est normal… ». En effet, pour qu’une connaissance soit durablement apprise et sue, pour qu’elle redevienne disponible au moment où nous en avons besoin, elle doit être d’abord comprise, organisée et régulièrement réactivée. Les recherches consacrées à l’apprentissage montrent d’ailleurs l’intérêt de reprendre régulièrement des connaissances pour les mettre en pratique sous diverses formes, avec des répétitions espacées. Il ne s’agit donc pas de relire plusieurs fois un cours. Au mieux il donnera une impression de familiarité, au pire il sera lu en passant à autre chose, sans captiver réellement l’intention. Il y a peu de chances que cette méthode permette de restituer correctement l’information quelques jours plus tard ou en fin d’année lors des épreuves du brevet ou du bac par exemple. En revanche, en suivant les conseils d’Antoine de la Garanderie (1) qui consistent notamment à essayer de retrouver un maximum d’informations sans regarder les cours, le cerveau est obligé de se réactiver, ce qui favorise la consolidation des connaissances. Qui plus est, avec un peu d’entraînement, il ne reste plus qu’à apprendre ce qui a pu nous échapper, ce qui fait gagner beaucoup de temps et rend l’effort de mémorisation beaucoup plus facile. J’ai testé pour vous avec succès pendant toute ma scolarité et études supérieures… et même encore maintenant dans mon travail. Par ailleurs, l’apprentissage dépend aussi de ce que la personne sait déjà. En effet, une nouvelle connaissance ne vient pas se poser dans une mémoire vide. En réalité, elle vient plutôt s’articuler avec des connaissances déjà structurées. Plus ces connaissances sont solides, plus il est aisé de les relier entre elles et donc de comprendre et mobiliser naturellement, automatiquement, ce qui a été appris. C’est ainsi qu’elles sont réactivées régulièrement, par d’autres biais que des relectures quasi passives. Cette distinction est particulièrement importante avec les adolescents. Ce n’est pas parce qu’on le voit des heures penché sur ses cahiers qu’il a appris efficacement. Il a peut être passé des heures à rêvasser, relire dix fois la même phrase sans l’intégrer ou encore s’est il efforcé d’apprendre une leçon sans parvenir à en retenir une phrase. Le temps passé devant un cahier n’est donc pas le meilleur indicateur pour savoir si un travail a été réellement efficace. Il faut mieux demander comment un élève apprend plutôt que le temps qu’il a mis à faire son travail. En se remémorant régulièrement les leçons, elles peuvent être apprises et sues très rapidement. Comprendre une notion, la reformuler avec nos mots, l’expliquer, l’illustrer, la rechercher de tête, faire des liens avec ce qui est déjà connu ou ce qu’il est en train d’apprendre ou voir aux informations, sont autant de façon de rendre l’apprentissage actif et efficace. La mémoire n’est pas un réservoir qu’il faudrait remplir au risque de saturer. Elle est un système vivant qui fait des ponts et des liens, se réorganise, se renforce, elle garde ce qui lui sert ou efface ce qui n’est pas nécessaire (car pas réactivé).
Comment aider le cerveau à mieux fonctionner ?

Le cerveau n’est pas un organe à part du reste du corps. Comme lui, il doit recevoir certains nutriments, il doit être hydraté, oxygéné. Il a besoin que l’on alterne les périodes d’activité et de récupération (voir mon article). Ainsi on ne peut pas parler d’apprentissage en abordant seulement l’angle scolaire et ses méthodes de travail. Pour aider votre enfant à mieux travailler, c’est dans sa globalité qu’il faut l’envisager. A commencer par l’hygiène de vie. L’hygiène de vie c’est d’abord pratiquer une activité physique. Quelle qu’elle soit, elle donne des effets positifs que plusieurs dimensions cognitives, notamment certaines fonctions exécutives et les performances scolaires. Cela peut s’expliquer par l’apprentissage de gestes, de mouvements précis mais aussi l’occasion de s’oxygéner, ce dont raffole le cerveau (voir mon article). L’hygiène de vie c’est aussi prendre en compte l’environnement dans lequel l’enfant apprend. Il est important qu’il ait son espace pour travailler, un espace exempte de bruit, de sollicitations qui puissent l’interrompre dans son travail, d’écrans, de notifications… Veiller à ce qu’il ait le temps d’alterner les stations assises et des mouvements. Et si cela peut l’aider, il peut même apprendre ses leçons en marchant (pour les enfants qui ont une mémoire kinésique). L’importance est de trouver le moyen de garder l’attention à ce qu’il fait. Bien sûr, le deuxième pilier de l’accompagnement en naturopathie est l’alimentation. Le cerveau est particulièrement vorace, mais pas de sucre comme on l’a longtemps pensé. Au contraire, le sucre l’excite et l’irrite plus qu’il ne le booste. Les aliments sucrés ne sont pas les amis du cerveau (voir mon article sur le sucre), ce sont pourtant ceux qui attirent nos enfants et adolescents. C’est pourquoi il est intéressant de leur offrir d’autres idées de goûters ou de petit-déjeuner, une alimentation suffisamment diversifiée, riche en bonnes graisses (voir mon article) et en protéines (voir mon article). L’autre nutriment indispensable pour le cerveau est l’eau. Le cerveau baigne dans l’eau et le premier signe de déshydratation est l’altération de certaines fonctions cognitives, à commencer par la concentration (voir mon article). Et c’est pourtant un aspect souvent négligé dans le contexte scolaire. Les enfants ont tendance à moins boire pour ne pas avoir à aller aux toilettes pendant la journée. Mes enfants en ont fait l’expérience et ont adopté des gestes devenus automatiques : lorsqu’ils se sentent moins attentifs ou concentrés lors des devoirs du soir, ils se lèvent, marchent un peu et boivent un verre d’eau. Ils peuvent ensuite se remettre sereinement au travail. Voilà pourquoi une approche globale à du sens pour aider le cerveau à mieux fonctionner. Il ne s’agit pas de chercher à le stimuler artificiellement mais à examiner comment instaurer les meilleures conditions pour lui permettre de mieux fonctionner. Avant de chercher à stimuler les capacités d’un enfant, il est parfois utile de vérifier si son quotidien lui laisse suffisamment de place pour s’exprimer.
Je peux vous aider :
La concentration, l’apprentissage et la mémoire s’inscrivent donc dans un ensemble beaucoup plus vaste qu’une méthode scolaire unique. L’apprentissage n’en n’est qu’une partie. L’alimentation, l’activité physique, l’hydratation, l’environnement et les habitudes de vie sont essentielles pour faciliter l’apprentissage de nos enfants. C’est dans cette approche globale que se trouve mon accompagnement en naturopathie. En consultation, mon objectif n’est de promettre de meilleures performances scolaires, ni de proposer une solution standardisée. Je prends le temps d’observer ce qui compose le quotidien de l’enfant et proposer des conseils individualisés, adaptés à l’âge, aux habitudes familiales et aux contraintes concrètes de la vie. Mon approche repose sur l’écoute, la pédagogie et la recherche d’ajustement réalistes plutôt qu’une liste de recommandations toutes faites. Une consultation naturopathique peut permettre de prendre du recul sur les habitudes de vie de l’enfant ou de l’adolescent, d’identifier certains déséquilibres dans son quotidien et de rechercher avec la famille des ajustements adaptés à l’enfant.
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Ainsi, la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur retrouver de l’énergie, prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait.
(1) - Antoine de la Garanderie : « Réussir, ça s’apprend », Editions Bayard, 1994, réédition en 2013
(2) - Dehaene, S. « Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines ». Paris, Odile Jacob,
Guillemette Bourgoing Naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac et les comportements compensatoires à Villelaure, Pertuis et Aix-en-Provence
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