Ce que les repas racontent de nos enfants
- Guillemette Bourgoing

- il y a 11 minutes
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De la faim du matin au dîner : comprendre les difficultés alimentaires des enfants et des adolescents. La fin des vacances marque le retour des rythmes de repas : prendre un petit-déjeuner avant d’aller à l’école, déjeuner à la cantine, goûter à la fin des cours puis dîner en famille, lorsque les emplois du temps le permettent. Pour les parents, cette organisation est une source de stress pour savoir, chaque jour, ce que nous allons pouvoir proposer d’équilibré, bon, et qui fera l’unanimité. Mais c’est aussi à ce moment que reviennent les sujets comme quoi notre enfant ne mange jamais le matin, pas plus à la cantine et qu’il a terriblement faim en rentrant de l’école, pour finalement ne plus vouloir dîner. Ces difficultés, pour l’enfant comme pour l’adolescent, ne sont pas vraiment dues à ce qu’ils ont dans leur assiette. Normalement, passé un certain âge, les oppositions alimentaires sont moins présentes. Ces difficultés sont surtout liées à leur âge, à leurs horaires, leur environnement, à leurs habitudes et leur rapport à l’alimentation qui prend progressivement de l’autonomie. Ces comportements ne doivent pas être systématiquement interprétés comme des caprices ou de la provocation. Ils nous invitent au contraire à sortir d’un modèle identique pour tous pour mieux regarder comment se nourrit notre enfant. La confection des repas est déjà souvent une prise de tête le soir, mais ils ne peuvent être préparés indépendamment de ce qui le précède. D’où la sempiternelle question « qu’est-ce que tu as mangé à la cantine ». Les plus petits ont du mal à s’en rappeler, quand ils grandissent ils s’en rappellent mieux que ce qu’ils ont vu en classe, et l’adolescent va pourvoir vous renseigner dans les moindres détails. Derrière un enfant qui mange peu, beaucoup ou avec réticence, il ne faut pas conclure à une « mauvaise habitude » mais en observant l’ensemble de la journée nous pourrons observer une réalité beaucoup plus nuancée.
Au petit-déjeuner, quand l’enfant n’a pas faim au réveil :

C’est un problème très fréquent alors que le petit-déjeuner occupe une place particulière dans le rythme des repas. Alors que souvent les parents se contentent d’un café noir, il est souvent représenté pour les enfants comme un repas qu’il ne faut absolument pas manquer. Et pourtant chaque enfant est différent. Certains apprécient ce moment, d’autres se lèvent sans appétit et refusent de manger, d’autres mangent car on leur dit de le faire, parfois sans réelle sensation de faim et préfèreraient attendre avant de prendre leur première vraie prise alimentaire. Il est donc intéressant de déconstruire cette idée selon laquelle tous les enfants doivent obligatoirement manger de la même façon au réveil. Un enfant qui n’a pas faim à l’aube n’est pas forcement un enfant qui mange mal. Il peut juste avoir besoin de temps pour émerger. Il peut aussi avoir dîné tard ou trop la veille. Chez l’adolescent d’autres facteurs entrent en jeu : entre les changements physiologiques de la puberté, les horaires de coucher et donc de lever et les contraintes scolaires, le petit-déjeuner peut vite passer en seconde zone… pour avoir faim plus tard dans la matinée. La question n’est donc pas de savoir si l’enfant prend son petit-déjeuner ou pas, mais savoir ce qu’il se passe ensuite. A-t-il faim dans la matinée, auquel cas il peut apporter dans son sac une petite collation (un fruit par exemple). Mange-t-il suffisamment au déjeuner ? Comment mange-t-il le soir. Pense-t-il à boire suffisamment dans la journée. En fin de compte, comment mange-t-il tout au long de la journée ? L’important est surtout de faire la distinction entre une absence d’appétit ponctuelle et une situation persistante. Forcer un enfant à manger, alors qu’il n’éprouve aucune sensation de faim, peut progressivement se transformer en bras de fer. Chercher ce qui peut éventuellement plus l’attirer, ce « qui peut passer »à ce moment est bien plus constructif. Et si le petit-déjeuner se transforme en moment de confrontation, il faut mieux lui donner une gourde d’eau et une petite collation (saine !) qu’il aura plaisir à manger en temps voulu. En revanche, si l’absence de petit-déjeuner est accompagnée de fatigue ou de malaises et qu’aucune solution n’est trouvée, il peut être important d’en discuter avec son médecin traitant. L’objectif n’est pas de le faire manger à tout prix au réveil, mais de rechercher une organisation cohérente avec les besoins de votre enfant, son âge et son rythme de vie.
Au déjeuner, quand l’enfant mange à la cantine :

Le déjeuner à la cantine change complètement la relation au repas : l’enfant dispose d’un temps limité pour manger, dans le bruit, des aliments auxquels il n’est pas forcement habitué, sans compter l’influence des autres enfants et adolescents. Le problème de la cantine n’est donc pas seulement une question de contenu de l’assiette, ce n’est que la face visible de l’iceberg. Elle constitue un environnement social où l’enfant mange entouré de ses amis, observent ce qu’ils ne mangent pas, peut être influencé par leurs critiques et leurs réactions. Il doit aussi parfois apprendre à trouver sa place dans un cadre collectif. Ainsi un enfant peut manger très différemment à la cantine, sans que cela signifie forcement qu’il soit « difficile ». L’objectif n’est pas de chercher à le forcer encore à manger ou à contrôler ce qu’il mange, mais de comprendre ce qu’il se passe autour du repas à la cantine. Ainsi, au lieu de se soucier de l’équilibre alimentaire d’une personne sur un seul repas, ou parce que ponctuellement il dit que ce n’était pas bon, ce qui n’implique pas qu’il n’ai pas mangé, il est parfois plus pertinent d’observer son comportement alimentaire sur l’ensemble de la journée et sur plusieurs jours. Il est sûr que s’il rentre affamé tous les soirs, il va falloir trouver une solution rapidement. La question du déjeuner permet ainsi de remettre en perspective une idée essentielle : l’alimentation d’un enfant ne se résume pas à la somme de quatre repas parfaitement réussis. Elle s’inscrit dans une journée, une semaine, un environnement familial et scolaire ou encore d’autres facteurs métaboliques qui peuvent perturber l’appétit comme la booster. Personne n’est linéaire, les envies, les besoins changent en fonction de beaucoup de facteurs, surtout chez les enfants, et encore plus les adolescents (ou tout au moins se manifestent-ils plus).
Au goûter et au dîner : une question de timing

Bien que le goûter soit maintenant devenu un incontournable, il suscite pourtant le plus de contradictions. On le dit indispensable mais c’est le premier repas qui saute parce qu’il ferait grossir. Chez l’enfant il peut représenter une véritable occasion alimentaire entre le déjeuner et le dîner. Selon l’ANSES (1), le goûter représente en moyenne 14% des consommations alimentaires de la journée chez les enfants de 0 à 10 ans. Chez l’adolescent, entre 11 et 17 ans, il ne représente qu’n peu plus de 8% et il peut prendre des formes plus diverses : goûter à la maison, encas acheté en ville (biscuits, sandwich, soda, bonbons…). Ces chiffres montrent que le goûter évolue avec l’âge et qu’il n’existe pas une seule façon de l’envisager. Tout est dans la nuance. Il ne s’agit pas de le supprimer mais il ne consiste pas non plus à une prise alimentaire sans limites. Après une journée d’école, une goûter peut répondre à une réelle faim, mais il peut aussi être un moment de retrouvailles, où l’enfant raconte sa journée, une habitude ou encore une réponse à l’ennui. L’enjeu n’est donc pas de contrôler ce que mange votre enfant mais de répondre à ses réels besoins en observant sa faim réelle, l’heure à laquelle le goûter va être pris, son contenu, et surtout l’influence que sa prise aura sur le dîner. En effet, un goûter pris relativement tôt ne sera pas gênant pour le repas du soir. En revanche, un encas tardif (en rentrant de la garderie, de l’étude ou d’une activité extrascolaire par exemple) ou abondant pourra couper l’appétit du soir. Ce sont des choses à expliquer aux enfants, ils peuvent très bien l’entendre et c’est l’occasion d’aborder les notions de faim, satiété et le plaisir de manger.
Le diner est un autre moment délicat car souvent le seul repas de la journée pris en famille. Toutefois, suivant l’heure du repas, les enfants peuvent arriver à table sans avoir faim (diner trop tôt, goûter pas encore digéré), ou être fatigués (diner trop tard à cause des horaires professionnels des parents, une activité extrascolaire ou les devoirs qui peuvent s’éterniser). Il ne s’agit pas alors de transformer ce moment familial en bras de fer : « finis ton assiette », « tu as déjà bien mangé au goûter »… Le repas est aussi un moment de transmission pour apprendre à reconnaître les sensations de satiété, de faim, la vraie faim. Cela fait partie de l’éducation à donner à ses enfants. Il ne s’agit pas pour autant de laisser l’enfant décider de ce qu’il mange mais de lui proposer un cadre, des habitudes structurantes, des codes sociaux et surtout une diversité alimentaire autre que pâtes, riz et pizza qui lui permettra de construire une relation autonome avec l’alimentation.
Je peux vous aider :

Sommes toutes, les difficultés rencontrées pendant les repas de nos enfants ne sont pas toujours dues aux talents culinaires (ou manque de talent) de la personne qui a préparé le repas, ni a des aliments que nos enfants « détestent ! ». Elles sont le plus souvent liées à l’âge des enfants, aux rythmes des journées, à la cantine, aux sensations de faim et de satiété ou aux activités du soir. Elles suivent aussi une évolution progressive qu’il faut également prendre en compte chez l’adolescent. C’est précisément dans cette observation globale que mes consultations en naturopathie ont toute leur place. Je prendre le temps d’écouter la personne, de la situer dans sa famille, son environnement, de comprendre ses habitudes alimentaires et son hygiène de vie. Mes conseils sont alors individualisés, tout en cherchant à rester compatible avec la réalité familiale, les goûts et les habitudes de la personne. Mon objectif est d’aider progressivement l’enfant et ses parents à retrouver des repères simples, cohérents et adaptés à leur quotidien.
Ainsi, la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur retrouver de l’énergie, prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait.
(1) - ANSES. Étude individuelle nationale des consommations alimentaires 3 (INCA 3). Rapport d’expertise collective, 2017. Les données détaillent notamment la répartition des consommations alimentaires selon les occasions de consommation chez les enfants et les adolescents.
Guillemette Bourgoing Naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac et les comportements compensatoires à Villelaure, Pertuis et Aix-en-Provence
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