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De bonnes petites habitudes

  • Photo du rédacteur: Guillemette Bourgoing
    Guillemette Bourgoing
  • il y a 2 heures
  • 8 min de lecture

Les grandes lignes de la naturopathie, et de la santé en général, sont simples : améliorer son alimentation, pratiquer une activité physique régulière, réduire le stress, mieux dormir. Ces recommandations sont bien sûr essentielles et sont au centre de mes consultations. Pourtant, dans la réalité du quotidien, la santé ne se construit pas seulement sur ces grands axes. Elle se tisse aussi dans une multitude de petits gestes discrets, presque imperceptibles, qui rythment nos journées sans que nous y prêtions vraiment attention et qui pourtant sont des pépites de bien-être. Respirer profondément quelques instants, s’exposer à la lumière du matin, respecter des horaires de repas réguliers, s’accorder une pause véritable entre deux tâches : ces micro-habitudes peuvent sembler anodines. Pourtant, elles influencent directement le fonctionnement de notre système nerveux, la régulation hormonale et notre équilibre métabolique. Ainsi, la santé ne dépend pas uniquement de grandes résolutions ponctuelles, plus ou moins tenues sur la longueur. Elle se construit souvent dans la répétition silencieuse de gestes tout simples, qui permettent à notre corps de maintenir ses équilibres fondamentaux.

 

  • Des micro-gestes pour une prévention du quotidien :


Selon l’OMS, « La santé est un état de complet bien-être physique, mental, et ne consiste pas seulement à une absence de maladie ou d’infirmité ». A cela j’ajouterai que la santé est un état général qui « permet à l’individu de fonctionner aussi efficacement et aussi longtemps que possible, dans le milieu où le hasard ou son choix l’ont placé » (René Dubos). Dans une perspective de prévention, la santé s’entretient grâce à l’équilibre de nombreux facteurs, dont le maintien de la force vitale si chère aux naturopathes. En effet, l’organisme humain maintient sa vitalité grâce à une série de régulations permanentes qui reposent en grande partie sur des mécanismes automatiques : la respiration, la circulation sanguine, la régulation de la température, une bonne digestion ou l’activité hormonale. Hélas, nos modes de vie contemporains peuvent parfois perturber ces processus subtils. Le stress induit par des rythmes professionnels trop intenses (voir mon article), l’omniprésence des écrans (voir mon article), la réduction du temps passé à l’extérieur ou l’irrégularité des repas créent un environnement auquel l’organisme doit constamment s’adapter avec plus ou moins de difficultés. C’est précisément dans ce contexte que quelques micro-gestes physiologiques prennent toute leur importance. Ce ne sont pas des techniques complexes, mais plutôt des ajustements simples, du quotidien,  qui permettent au corps de retrouver ses repères naturels. Ce peut être par exemple le fait de se lever quelques minutes pour marcher, de préférence dehors,  entre deux périodes de travail, prendre le temps de respirer profondément, s’exposer à la lumière naturelle ou simplement ralentir le rythme des repas. Tous ces petits gestes peuvent paraître anodins, mais faites-en l’expérience, vous verrez qu’ils sont autant de façons de se reconnecter aux réels rythmes physiologiques et donc à nos besoins fondamentaux.

 

  • D’abord la respiration : un régulateur souvent oublié :

La respiration est centrale bien sûr. Elle accompagne le premier cri du nouveau-né et disparaît dans un dernier souffle, « être à bout de souffle » quand l’épuisement est total ou « le souffle coupé » devant la beauté d’un paysage… Ainsi, parmi ces micro-gestes du quotidien, la respiration occupe une place particulière. Elle constitue l’un des rares processus physiologiques à être à la fois automatique et volontaire. Et c’est ce qui en fait précisément sa force. Nous pouvons la moduler, la réguler, l’accélérer ou la ralentir pour répondre à des besoins ou des nécessités précises. Par exemple, dans les périodes de stress ou de concentration intense, la respiration a tendance à devenir plus courte et plus superficielle. Ce phénomène, souvent inconscient, modifie progressivement l’équilibre du système nerveux. Une respiration rapide active davantage le système nerveux sympathique, impliqué dans les réactions d’alerte et de mobilisation. Alors qu’à l’inverse, une respiration plus lente et ample favorise l’activation du système parasympathique, associé aux fonctions de récupération et de repos. Ainsi, en cas de stress, quelques respirations profondes prises au cours de la journée, ou simplement pour ramener le calme suite à un événement stressant,  peuvent agir comme un signal de régulation pour l’organisme. Elles rappellent au corps qu’il peut sortir momentanément du mode d’alerte et retrouver un état plus stable, revenir au calme. Prenez le temps de respirer, 5 minutes suffisent, même pas… et vous pourrez constater que ce mécanisme simple illustre parfaitement l’influence des gestes quotidiens, comme ici la respiration, sur l’équilibre physiologique.

 

  •  L’importance des pauses nerveuses :

Au travail, la plupart du temps, les journées sont rythmées par une succession quasi ininterrompue de sollicitations aussi diverses que variées : réunions, messages, écrans, prises de décision rapides, bruits diffus. Cette stimulation permanente mobilise fortement les circuits de notre attention et par conséquent du stress. Or, notre système nerveux n’a pas été conçu pour fonctionner constamment en état d’alerte. Il a besoin d’alterner naturellement les  phases d’activité, où intervient le l’axe sympathique, et de revenir sur l’axe parasympathique pour des moments de récupération. Les neurosciences montrent  (1) que de courtes pauses régulières permettent au cerveau de restaurer ses capacités d’attention et de régulation émotionnelle.  Ce n’est donc pas une perte de temps que de s’accorder régulièrement des micro-pauses. Ces moments de respiration mentale ne nécessitent pas forcément de longues interruptions : quelques minutes de recul peuvent suffire à réduire la charge cognitive. Bien sûr, la pause cigarette n’est pas la plus recommandée, d’autant plus que le monoxyde de carbone chélate une partie de l’oxygène circulant dans notre organisme, dont le cerveau est un grand consommateur. Non, une pause consiste plutôt à observer son environnement, se reconnecter à l’extérieur (un simple regard par la fenêtre peut suffire à apercevoir un oiseau, un insecte, des nuages…) marcher quelques instants, relâcher les épaules ou simplement détourner son regard de l’écran, boire un verre d’eau, constituent déjà des formes de pauses nerveuses. Ces gestes discrets participent à maintenir un équilibre entre stimulation et récupération.

 

  •  La lumière naturelle : pour synchroniser nos rythmes biologiques :

La lumière naturelle joue un rôle essentiel dans l’organisation de nos rythmes biologiques (voir mon article). Via notre peau et notre rétine, elle agit directement sur les structures cérébrales qui régulent l’alternance entre veille et sommeil, action et réparation. L’exposition à la lumière du jour, en particulier le matin, contribue à synchroniser  notre horloge interne et à stabiliser la production de nos hormones (voir mon article). Pourtant, de nombreuses personnes passent aujourd’hui l’essentiel de leur journée dans des environnements artificiellement éclairés, au bureau, rideaux tirés à la maison, dans le métro, en salle de sport… Ce décalage entre notre environnement lumineux et les besoins physiologiques du corps peut non seulement  influencer la qualité du sommeil mais également la vigilance diurne et même notre humeur (voir mon article). Alors que quelques minutes passées à l’extérieur au cours de la journée, qu’il fasse beau ou pas, peuvent suffire à envoyer au cerveau un signal précieux : celui du rythme naturel du jour et de la nuit. Ouvrir ses volets et prendre le temps de regarder à l’extérieur, le ciel, la vie extérieure (oiseaux, insectes et circulation). Se garer un peu plus loin ou sortir une rame de métro avant et marcher quelque soit la météo. Se lever, ouvrir sa fenêtre et observer ce qu’il se passe à l’extérieur, sortir quelques minutes…Là encore, ce sont des gestes très simples qui peuvent  soutenir ce processus biologique fondamental apporté par les alternances de lumière et de luminosités.

 

  • La régularité des repas : un repère métabolique :

Que ce soit pour le sommeil ou l’organisation des repas, la régularité est très importante. Et pourtant c’est peut-être sur ces deux aspects que je constate le plus de désordre, notamment lorsque les enfants ont quitté le foyer, ou ne sont pas encore arrivés. Or, la manière dont nous organisons nos repas influence également de nombreux mécanismes physiologiques (2). L’organisme fonctionne en effet selon des cycles métaboliques qui anticipent les moments d’apport énergétique. Lorsque les repas sont pris à des horaires relativement réguliers, le corps peut se préparer plus efficacement  à la digestion et à la gestion des nutriments. À l’inverse, des prises alimentaires très irrégulières, des repas sautés ou pris entre deux portes, peuvent perturber ces mécanismes d’anticipation. La régularité alimentaire agit en quelque sorte comme un repère pour notre horloge biologique, au même titre que la lumière ou le sommeil. Elle participe à la stabilité du métabolisme (transformer notamment  les calories en énergie) et à l’équilibre énergétique tout au long de la journée. Il ne s’agit évidemment pas de rigidifier les habitudes ni d’ajouter un stress supplémentaire dans des journées déjà rythmées par les horaires, mais simplement de préserver une certaine cohérence dans l’organisation quotidienne des repas, en semaine comme le week-end.

 

  • Je peux vous aider :

La santé se construit aussi par tous ces petits gestes quasi invisibles. Elle est souvent associée à des décisions spectaculaires et non moins utiles : changer radicalement son alimentation, commencer une nouvelle activité sportive ou entreprendre une transformation importante de son mode de vie. Mais il ne faut pas oublier que la santé se construit aussi dans l’ordinaire, dans ces petits gestes du quotidien. Respirer consciemment quelques instants, s’accorder de véritables pauses, marcher à la lumière du jour ou respecter un rythme alimentaire régulier sont autant de gestes simples qui soutiennent les équilibres du corps. Ces habitudes n’ont rien d’extraordinaire. C’est du bon sens qu’affectionnent tant les naturopathes. Elles n’attirent pas l’attention et ne promettent pas de résultats immédiats. Pourtant, leur répétition quotidienne constitue souvent l’un des fondements les plus solides de la prévention.

Ainsi la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.

 

Ecouter, prendre en compte, expliquer, proposer des solutions, adapter les conseils sont tout ce qui fait un suivi naturopathique, pour des réformes efficientes et pérennes. A l’instar d’un traitement pharmacologique, ces conseils seront alors à prendre avec autant de sérieux. Ils le seront à condition d’être compris, appropriés et le moins contraignant possibles.

Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur retrouver de l’énergie, prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait, retrouvez le plaisir de sentir les rayons du soleil caresser votre visage, de manger sainement et l’énergie qui nous procure la joie de vivre !


 

Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence


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(1) - Servan-Schreiber, David, "Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse", Paris, Robert Laffont, 2003.

 

(2) - Renaud, Serge ; de Lorgeril, Michel, "L’alimentation ou la troisième médecine", Paris, Odile Jacob, 1998.


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