Et si vous faisiez une pause numérique pour les vacances
- Guillemette Bourgoing
- 12 juil.
- 7 min de lecture
Les vacances sont souvent l’occasion de changer d’air, de rythme et d’habitudes. C’est parfois le moment de bonnes résolutions comme arrêter de fumer, manger des fruits et des légumes de saison, dormir, se reposer, faire un peu de sport. Bref, les vacances sont l’occasion de retrouver une vie saine. Oui, mais… impossible de se détacher de son téléphone qui est devenu une véritable extension de la main. Chaque minute est comblée par un écran qui contrôle tout notre temps, notre attention voire notre équilibre mental. Entre les notifications, les scroll infinis, les appels et les spams, les tâches digitalisées et applications diverses, nos cerveaux n’ont jamais été autant sollicités. Et pourtant notre corps n’est pas conçu pour une connexion permanente. Notre cerveau a besoin de pauses, de moment de vide, voire de désœuvrement. Il est presque vital que nous reprenions le contrôle de notre temps et de notre attention pour lui permettre de retrouver son équilibre entre attention et déconnexion. Une pause numérique est un vrai temps de vacances pour le corps et l’esprit. C’est une mise en veille volontaire de nos écrans qui nous permet de nous régénérer profondément. Ce n’est pas qu’un simple break technologique, c’est une véritable cure d’hygiène de vie qui nous permet de nous reconnecter à notre « moi » profond, tout ce que les écrans ont obturé depuis des mois, des années. Se déconnecter du numérique c’est se régénérer, et recontacter l’essentiel : ceux qu’on aime, la beauté de la nature et du silence, notre imaginaire et nos souvenirs et, surtout, nous-mêmes.
Mettre son système nerveux au repos :

Notre système nerveux est régit par deux axes : l’orthosympathique et le parasympathique. Le premier est l’axe de la vigilance, de la fuite, de la mise en mouvement et de tous les paramètres qui permettent de fuir ou combattre. Le second est l’axe de la récupération, du retour au calme et de la réparation. Les deux sont nécessaires pour notre équilibre nerveux : l’un stimule l’autre apaise, l’un éveil l’autre digère (dans tous les sens du terme). Or l’exposition constante aux écrans sollicite en permanence le système nerveux orthosympathique (dit sympathique), réduisant ainsi drastiquement les moments nécessaires de retour au parasympathique. Cette tension latente, imperceptible sur le moment, engendre progressivement un état d’hyperstimulation chronique. C’est alors la porte ouverte aux troubles du sommeil (voir mon article), irritabilité, fatigue visuelle, migraines, contractures cervicales, voire déséquilibres hormonaux. En effet, une étude de l’université de Götenborg datant de 2025 (1) a montré que l’usage excessif de smartphone est directement lié à l’augmentation de cortisol, l’hormone du stress (voir mon article) chez les jeunes adultes. A contrario, une pause numérique permet de sortir de ce mode d’hyper-sollicitation pour ramener le calme. On observe, en 7 jours seulement, une réduction de l’hypervigilance cérébrale et un esprit moins fragmenté grâce à un retour en parasympathique (celui-là même que vous appréciez à l’issue de mes séances de réflexologie plantaire).
Mettre son mental au repos :
Mettre son mental au repos c’est lui redonner une place de choix pour se reconnecter à nos talents à notre dimension onirique. Avec des zappings permanents, notre cerveau moderne est saturé de données, ce qui nuit à la mémoire, à la concentration et à notre créativité. Comme un robinet qui coule inlassablement, sans que l’on ne le ferme jamais, cette surcharge informationnelle est un facteur majeur d’épuisement mental, que l’on peut rapprocher d’ailleurs au burn-out pour certains (voir mon article). Faire une pause numérique c’est un retour à une concentration naturelle, c’est vous offrir une vraie détox mentale (au même titre que les détox hépatiques dont les bienfaits sont évidents, voir mon article). Moins de sollicitations, moins de comparaisons (réseaux sociaux), moins de pression à répondre, performer, assurer. Se couper des écrans permet de retrouver un rythme cérébral cohérent, avec une meilleure circulation des ondes alpha et thêta (ondes produites par notre cerveau lors d’une méditation, rêverie ou retour à un calme profond). Il a été observé qu’une déconnexion d’à peine quelques jours améliore considérablement l’humeur, la prise de décision et la concentration. Et cela est particulièrement sensible chez les enfants et jeunes adultes.
Se reconnecter à ses émotions :

Les réseaux sociaux créent une impression de lien, d’une communauté toujours disponible pour échanger et nous répondre. Mais ils créent en réalité un isolement émotionnel profond. Les réponses ne sont pas pertinentes, elles ne sont pas justes. Elles ne font que nourrir un automatisme de fuite, de contournement, pour éviter de se pencher sur les questions profondes de notre intimité. Les émotions sont étouffées, les ressentis effacés, les pensées balayées. Se déconnecter c’est rompre avec ce mouvement de fuite pour retrouver une présence pleine, physique et émotionnelle, à soi-même, aux autres et à notre environnement tout entier. Pendant une pause numérique, les ressentis refont surface, peut-être pas toujours agréables, il faut alors s’en occuper, les soigner. C’est se reconnecter à nos émotions (joie, peurs, colère, tristesse, dégoût), aux appels de notre corps (faim, soif, fatigue, sommeil, inconforts) pour pouvoir à nouveau répondre à nos réels besoins fondamentaux. Une phase transitoire, comme tout sevrage, peut-être inconfortable, avec sensation de vide, ennui ou de désœuvrement mais elle permet de réintégrer l’instant présent et d’œuvrer pour une réparation profonde de nos éventuelles blessures. Enfin, sur le plan relationnel, les échanges redeviennent vrais, de qualité, par le regard, la qualité d’écoute et une réelle présence. C’est non seulement une reconquête de lien à soi, mais aussi aux autres et à la nature
Se remettre en lien avec la nature :

Sans les écrans qui nous coupent de notre environnement, les sens se réveillent et, à nouveau, l’odeur des arbres, de la mer, le bruit du vent, la chaleur du soleil redeviennent des sources d’apaisement et de ravissement. Lever le nez de nos écrans c’est à nouveau goûter aux plaisirs simples que la nature nous offre, ranger nos portables c’est dialoguer à nouveau avec notre mère nature. Et puis, au-delà de notre santé individuelle, faire une pause numérique est aussi offrir un moment de souffle pour l’environnement en allégeant notre empreinte écologique qui est énorme par rapport à la taille de notre petit Smartphone. Chaque mail envoyé, chaque vidéo regardée ou scroll sur les réseaux sociaux, consomme de l’énergie alimentée 24/24 heures et7/7 jours. Ainsi, une semaine sans streaming, sans cloud, sans notifications, c’est moins de données transférées, donc moins d’électricité utilisée, et ainsi notre empreinte carbone réduite. D’après The Shift Project (2) l’empreinte carbone numérique est estimée à 3.7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Donc nous pouvons bien donner une semaine de pause à cette nature dont nous profitons allègrement de son indulgence et dont nous repoussons indéfiniment les limites de ce qu’elle peut supporter.
Je peux vous aider :

Faire une pause numérique devient une nécessité. Paradoxalement, vivre sans écran est très moderne, voire révolutionnaire. C’est une façon de poser ses limites au monde qui nous est proposé pour revenir à un état d’être qu’on ne nous propose plus, fait de présence, de lenteur, de sensations et de clarté. La détox numérique fait partie de mes nombreux conseils en naturopathie, au même titre que la détox hépatique, les réformes alimentaires ou se réapproprier un sommeil de qualité. L’hygiène de vie à un impact directe sur notre système nerveux et psychique qui sont deux axes essentiels pour débloquer d’autres problèmes en aval. Pour pouvoir faire levier sur d’autres problématiques, le repos nerveux est une priorité et la pause numérique permet de sortir du mode « réaction » pour revenir en mode « réparation ».
Ainsi la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se déconnection des écrans pour se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes. Alors on peut dire que le sevrage est un peu mon cheval de bataille, que ce soit pour les cigarettes, le sucre ou les écrans numériques. Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait, retrouvez le plaisir de manger sainement et apprenez à vous libérer du numérique. Vous vous offrez alors une porte d’entrée vers une santé plus consciente, vivante et autonome. Alors, cette année, profitez de cette fenêtre précieuse données par vos congés et saisissez le moment opportun pour vous offrir de vraies vacances, numériques cette fois.
En prenant rendez-vous directement sur mon site, vous me permettez de me détacher un peu plus de mon téléphone et d’être plus disponible pour mieux répondre à vos questions.
Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence
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(1) – Nordicom (Université de Götenborg) Smartphones – A moral challenge for young adult.Press release, 30 janvier 2025
(2) – The Shift Projet : Déployer la sobriété numérique (2019)
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