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Après l'arrêt du tabac, le corps n'a pas fini de parler

  • Photo du rédacteur: Guillemette Bourgoing
    Guillemette Bourgoing
  • il y a 1 jour
  • 7 min de lecture

Arrêter de fumer est le plus souvent perçu comme la fin d’une longue relation toxique, une décision, une victoire, un point final. Un deuil à faire, plus ou moins long, plus ou moins compliqué. Ne serait-il pas plus simple, voire plus confortable, de le prendre plutôt comme un début, un nouveau départ, une nouvelle chance que vous vous offrez ? Ce moment marque plutôt le début d’un vaste processus de réajustement, de réparation. L’arrêt du tabac n’est pas uniquement cette victoire immédiate que je vous ai aidée à avoir sur la nicotine. Le véritable défi commence quelque mois plus tard. Ce moment où vous êtes le plus vulnérable. En arrêtant de fumer vous vous attendiez à une libération totale et… plus rien ne va. La digestion devient compliquée, vous continuez à vous sentir irritable et le poids s’installe. En réalité, l’arrêt du tabac ne se résume pas à l’absence de nicotine, ce serait trop simple. L’arrêt du tabac est une entière métamorphose de notre organisme qui demande une réorganisation profonde de nos équilibres physiologiques, métaboliques et nerveux. Pendant des mois, parfois plus d’un an, le corps continu à rechercher un nouvel équilibre. Il se rebelle, s’exprime parfois, puis finit par s’adapter pour se reconstruire. C’est pendant cette période que les anciens fumeurs se sentent démunis et alors plus vulnérables. Or c’est pendant cette période qu’ils sont le moins accompagnés et se sentent parfois incompris. Comprendre ce qui se joue au plus profond de nos cellules après la dernière bouffée de tabac, c’est se donner une chance de ne pas « simplement » tenir, mais de soutenir contre corps en reconstruction.


  • Juste après l’arrêt :

Les premiers jours sans tabac sont souvent les plus redoutés. Pourtant la nicotine et le monoxyde de carbone ont déjà diminué de moitié au bout de 8 heures. La quasi-totalité de la nicotine circulante est éliminée par les reins entre 8 et 48h après la dernière cigarette (on peut encore trouver des traces de nicotine pendant 3 à 4 jours dans les urines). Et c’est tout là que réside la subtilité du sevrage tabagique (1). Même si la molécule de nicotine n’est plus physiquement dans votre sang après 2 jours, votre cerveau, lui, garde sa programmation par des années de tabagisme. Les récepteurs nicotiniques du cerveau se mettent à réclamer leur dose à partir du moment où la nicotine disparaît. La sensation de manque atteint souvent son pic entre le 2ème et le 3ème jour de sevrage complet pour ensuite se calmer progressivement. Mais le manque psychologique, lui, reste bien présent. Les habitudes et les rituels (le café, la pause cigarette, le « petit verre de rosé » ou le stress) sont toujours présents et demandent plus de temps pour être envisagés autrement. Et c’est donc notre mode de vie, notre hygiène de vie, qu’il faut repenser non pas comme un abandon mais dans la volonté d’adopter des comportements plus sains, qui nous permettent de reprendre véritablement notre liberté, avec plaisir et détermination.

 

  • A trois mois : une réparation progressive :

Dès 24 heures après la dernière cigarette, les poumons retrouvent leur fonctionnalité et commencent à évacuer les résidus de fumée. Vous vous mettez à tousser : c’est normal. A trois mois, les cils bronchiques, altérés par la fumée, ont repoussé et reprennent progressivement leur rôle d’élimination. Le système respiratoire redevient fonctionnel (et voir mon article sur les répercussions cardiovasculaires). En revanche, notre métabolisme peut être modifié, ce qui explique cette prise de poids tant redoutée par les fumeurs. D’abord parce que la nicotine agissait non seulement comme un brûleur artificiel de calories mais aussi comme un coupe-faim assez efficace. Ainsi, à l’arrêt du tabac, notre métabolisme de base ralentit : le corps dépense moins d’énergie au repos et nos cellules deviennent moins sensibles à l’insuline ce qui provoque plus la sensation de fringales. Le corps cherche de nouveaux repères énergétiques. C’est à ce moment que la prise de poids ou la stagnation malgré les efforts pour perdre du poids s’installent. Par ailleurs, la nicotine accélérait artificiellement le transit. Sans elle, de nombreux ex-fumeurs reviennent vers moi m’indiquant qu’ils connaissent une paraisse intestinale qu’il n’avait jamais eu auparavant. Il ne s’agit alors pas d’une simple constipation passagère. Le corps stocke, le ventre gonfle, autant que la frustration… C’est une période charnière qui doit être accompagnée d’une relance douce de la fonction hépatique et intestinale, avec une nutrition ciblée qui puisse soutenir notre organisme dans cette transition.

 

  • A six mois, un moment charnière :

A six mois la dépendance physique n’est plus qu’un mauvais souvenir, mais les circuits neuronaux associés au plaisir, à la récompense, restent actifs. Le système nerveux entre dans une phase plus subtile et c’est souvent à ce moment-là qu’apparaît une forme de lassitude ou de mélancolie inexpliquée. Il faut voir que pendant des années la cigarette a court-circuité le circuit de la dépendance dopaminergique. Sans ces pics artificiels de dopamine, le monde peut paraître plus triste, plus insignifiant… C’est à ce moment que le risque de rechute est le plus important car ce n’est plus la nicotine qui est recherchée, mais plutôt apaiser et sortir de cette déprime qui semble s’être installée. Mélancolie aggravée parfois par un sommeil devenu perturbé et non réparateur. Alors, ce décalage entre les bénéfices attendus et le ressenti réel peut être bien décevant. Mais il est important de réaliser que la cigarette n’était pas qu’une fumée, une mauvaise petite habitude. La cigarette était au cœur d’un rouage toxique qui a complètement déréglé notre équilibre métabolique qui a désormais besoin d’être soutenu le temps qu’il se rétablisse.

 

  • Pourquoi certaines personnes stagnent ?

Lorsque je prends des nouvelles des personnes qui ont arrêté de fumer, la plupart semblent s’épanouir et avoir trouvé leur arrêt « facile ». Mais il arrive aussi que, malgré une réelle volonté et un arrêt prolongé du tabac, certaines personnes aient le sentiment de stagner, de trainer une fatigue et un inconfort, même après un an. Ce blocage ne relève pas d’un manque de motivation ni de volonté. Il s’explique plutôt par l’absence ou l’insuffisance d’un rééquilibrage global. Le corps, privé de nicotine, continue à chercher des moyens de régulation sous la forme de grignotages compulsifs, cafés à répétition, écrans à profusion, avec une certaines agitation mentale. Ces mécanismes doivent être pris en compte car ils traduisent un comportement compensatoire pour un besoin non comblé dont il faut trouver l’origine. Sans accompagnement, le système nerveux peine à retrouver son équilibre entre action et récupération (voir mon article sur le système nerveux), dans un stress diffus et persistant. Et cela  d’autant plus que certaines habitudes ancrées continuent d’activer les anciens circuits neuronaux : gestes, automatismes, contextes, associations… Le tabac n’est plus là, mais l’environnement qui l’accueillait est toujours le même. De même, arrêter de fumer arrête l’apport de toxines, mais cela n’entraîne pas pour autant l’évacuation des toxines accumulées dans les tissus adipeux et les poumons. Si les émonctoires sont saturés, le corps peine à se régénérer, ce qui explique à nouveau cette sensation de stagnation. C’est précisément sur ce point que mon accompagnement post-tabac prend tout son sens car notre corps a juste besoin d’un coup de pouce pour terminer ce grand nettoyage nécessaire.

 

  • Je peux vous aider :

Vous avez fait le plus dur en arrêtant de fumer et vous pouvez être fier de vous, c’est la meilleure décision que vous ayez prise et c’est un grand cadeau que vous vous faites. Maintenant il est temps de réparer les dégâts, et cela peut prendre du temps. Mais, ce qu’il faut comprendre, c’est que l’arrêt du tabac offre vraiment une « fenêtre de réparation », il est le déclencheur d’un retour à une vie plus saine.

Par mes conseils personnalisés je vais mener une action sur les carences micro-nutritionnelles, sur l’inflammation et le stress oxydatif, sur l’équilibre du microbiote et la perméabilité intestinale, sur la gestion du stress et des émotions, l'arrêt du tabac dans une prise en charge globale (voir mon article sur la naturopathie). Ecouter, prendre en compte, expliquer, proposer des solutions, adapter les conseils sont tout ce qui fait un suivi naturopathique, pour des réformes efficientes et pérennes. A l’instar d’un traitement pharmacologique, ces conseils seront alors à prendre avec autant de sérieux. Ils le seront à condition d’être compris, appropriés et le moins contraignant possibles.

La naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et tout la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.

 

Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait et retrouvez le plaisir de manger sainement.


 

Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence



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·         (1) - Dautzenberg, B. (2014). « Le plaisir d'arrêter de fumer ». Éditions First.

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