Manger moins et bouger plus ne suffit pas toujours...
- Guillemette Bourgoing

- il y a 2 jours
- 6 min de lecture
À l’approche de l’été, les articles dans les magasines féminins et autres posts sur les réseaux sociaux pullulent autour des thèmes en lien avec le : “Relancer son métabolisme”, “brûler davantage”, “activer la dépense énergétique”. Cette vision de notre fonctionnement énergétique réduite à des entrées et sorties de calories est particulièrement minimaliste dans son approche du fonctionnement de notre corps. Celui-ci est alors appréhendé comme une simple machine thermique qui brûle des calories que nous lui fournissons via l’alimentation. Il suffirait donc de réduire la consommation de calories pour modifier durablement le poids ou l’énergie disponible. Ce n’est hélas pas si simple et la physiologie humaine est bien plus complexe, intégrant de nombreux systèmes de régulation et de protection. Il faut savoir que l’organisme cherche avant tout à maintenir constamment un équilibre qui lui permette, en toutes circonstances, de s’adapter à son environnement et aux ressources dont il peut bénéficier. C’est pour lui une question de survie. Ainsi, si on réduit les apports nutritifs dont il a besoin, que cela est marqué par une perte de poids, il va réagir, relativement rapidement, pour réduire ses dépenses énergétiques afin de s’adapter à ses nouvelles conditions de vie. Derrière cette intelligence biologique discrète se cachent des mécanismes cellulaires remarquablement sophistiqués, parmi lesquels les mitochondries (nos batteries énergétiques) occupent une place centrale. Alors, avant de vous lancer dans des régimes drastiques, privatifs, hypocaloriques, apprenez comment fonctionne votre corps et répondez lui en fonction, avec douceur et patience. Comprendre cette gestion fine de l’énergie permet de porter un regard beaucoup plus nuancé sur le métabolisme, les variations de poids ou des fatigues inexpliquées.
Les mitochondries : nos centrales énergétiques

Les mitochondries sont les petites « centrales énergétiques » présentes dans presque chacune de nos cellules. Mais leur rôle ne s’arrête pas là. Les mitochondries participent également à l’adaptation permanente de notre organisme à son environnement en modulant sa production d’ATP (Adénosine Triphosphate), qui est la forme utilisable d’énergie produite à partir des nutriments apportés par l’alimentation, selon les besoins indispensables au fonctionnement des muscles, du cerveau, du système hormonal ou immunitaire. Cette production n’est jamais fixe car elle varie continuellement en fonction des besoins de notre corps en lien avec notre âge, notre activité physique, la présence de stress, la qualité de notre sommeil ou la température extérieure, et bien sûr en fonction de la qualité et de la quantité de notre alimentation. Le fait que notre corps ajuste permet de bien comprendre que, en période de restriction alimentaire importante, comme pour un manque de sommeil chronique ou un stress prolongé, les mitochondries vont fonctionner différemment. En cas de « disette »alimentaire notre organisme se met alors à fonctionner en économie d’énergie : certaines fonctions sont ralenties, des dépenses sont réduites. Cela afin de préserver l’équilibre général et apporter aux organes « nobles » (cœur, cerveau, foie…) l’énergie nécessaire pour nous maintenir tout simplement en vie dans un contexte perçu comme défavorable. Ce mécanisme physiologique est une stratégie d’adaptation qui remonte à des milliers d’années, lorsque nos très lointains ancêtres devaient faire face à des périodes de froid ou d’absence de nourriture. Même si notre environnement a bien changé depuis l’âge de pierre, cette logique biologique reste en action en cas de restriction alimentaire.
Comment fonctionne notre métabolisme ?

Le fonctionnement de notre métabolisme n’est pas qu’une simple affaire de calories. Or la plupart des régimes qui nous sont proposés reposent sur une idée mathématique un peu trop simpliste : perdre du poids en consommant moins et en se dépensant plus. La perte de poids est temporaire, malgré des efforts drastiques elle finit par stagner et le corps récupère ses kilos perdus, avec un peu de rab au passage… en cas de nouvelle disette. Le corps ne répond pas aux équations mathématiques et deux personnes ayant la même alimentation ou le même poids, voire la même activité, peuvent présenter des dépenses énergétiques très différentes. Un cheval de trait n’aura jamais la silhouette d’un pur sang arabe, même en mangeant moins et en bougeant plus… En effet, le métabolisme dépend de tellement de paramètres différents propres à chacun : notre constitution, notre masse musculaire, notre activité hormonale (les variations hormonales et enzymatiques influent le stockage, l’utilisation et la transformation de l’énergie au cours de la journée), la qualité de notre sommeil, notre niveau d’inflammation, le respect de nos rythmes biologiques, l’efficacité de notre digestion ou encore nos capacités d’adaptation cellulaire. Cette réalité explique pourquoi certains régimes peuvent fonctionner avec les uns et pas avec les autres. Mais quelque soit la personne les régimes trop restrictifs ralentissent le métabolisme. Lorsque les apports deviennent insuffisants de manière prolongée, le corps peut diminuer certaines dépenses pour préserver ses fonctions vitales. Température corporelle légèrement abaissée, fatigue, diminution de l’énergie disponible ou ralentissement de certaines fonctions physiologiques traduisent parfois cette logique d’économie interne. De même, l’activité physique ne fonctionne pas non plus selon une logique linéaire et un excès d’entrainement, sans une bonne récupération, peut devenir contre-productif. Notre organisme, lui, ne cherche pas la performance ou les classements, il recherche avant tout l’équilibre. Cette notion est rarement prise en compte dans les discours autour de la minceur et de l’idéal d’un corps parfait.
Des signaux contradictoires :

Le fait de manger moins, bouger plus envoie des messages contradictoires à notre corps c’est pourquoi certaines personnes ont la sensation de « fonctionner au ralenti » malgré des efforts intenses pour stimuler leur métabolisme. D’un côté, nous poussons notre organisme à l’accélération : activité permanente, performance, optimisation de soi, productivité continue. De l’autre, nous ne lui offrons aucune récupération en poursuivant notre mode de vie moderne sans prendre en compte les changements que nous lui imposons : le sommeil reste trop court, la sédentarité prolongés, les repas désorganisés, une exposition aux écrans trop fréquente et surtout la présence d’un stress chronique constant. Notre corps doit alors produire de l’énergie dans un environnement qui perturbe les conditions nécessaires à sa régulation. Cette incohérence explique en partie pourquoi certaines personnes décrivent une impression persistante de manque d’énergie malgré une alimentation correcte ou une volonté importante de “faire mieux”. En effet, notre énergie repose sur la capacité de notre organisme à utiliser efficacement ses ressources, à récupérer, et non uniquement par la quantité de calories ingérées. Le corps s’adapte au quotidien aux conditions liées à son environnement pour ajuster ses priorités énergétiques : les besoins sont modifiés, comme l’appétit ou la circulation sanguine. Cela se perçoit très bien en été où, avec la chaleur, notre organisme mobilise une partie importante de ses ressources pour maintenir sa température interne. Ainsi, lorsque notre corps ne répond pas à nos désir d’être plus mince, plus tonique, plus musclé en quelques mois, quelques semaines, ce n’est pas qu’il est paresseux, il n’est pas notre ennemi à punir et contraindre. Notre corps ne fonctionne pas contre nous, il s’adapte pour maintenir un équilibre fragile.
Je peux vous aider :

Sommes toutes, nous ne pouvons réduire le fonctionnement de notre métabolisme à une simple équation calorique, « manger moins pour bouger plus ». Derrière les variations d’énergie, de poids ou de vitalité se trouvent des mécanismes d’adaptation extrêmement élaborés, destinés avant tout à préserver notre équilibre. L’exemple des mitochondries en est la parfaite illustration : elles ne produisent pas seulement de l’énergie, elles participent à une régulation permanente entre dépense, récupération et protection des ressources. Notre corps n’est pas conçu pour répondre à cette logique de rendement maximal, d’accélération pour des résultats immédiat (et finalement éphémères). Notre organisme cherche avant tout la stabilité, la cohérence avec son environnement. Comment peut-on imaginer perdre du poids dans un environnement stressant où tous les signaux invitent notre organisme à stocker, économiser, ralentir ? Comprendre cela permet peut-être de porter un regard plus apaisé — et souvent plus juste — sur les variations de notre métabolisme, les périodes de ralentissement ou certaines difficultés à perdre du poids et retrouver une énergie parfois insuffisante.
Ainsi, la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur retrouver de l’énergie, prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait.
Guillemette Bourgoing Naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac et les comportements compensatoires à Villelaure, Pertuis et Aix-en-Provence
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Chevallier, Laurent. « Le pouvoir fascinant de vos mitochondries : activez vos cellules, améliorez votre vitalité et votre santé ». Robert Laffont, 2025.

















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