• Guillemette Bourgoing

Focus sur la migraine

Dernière mise à jour : 18 avr. 2021

La migraine est plus qu’un banal mal de tête, elle irradie d’abord un niveau du front ou juste au-dessus d’un œil, puis sur tout le côté du crâne, et parfois peut changer de côté. C’est une douleur violente, régulière et répétitive, aggravée par la lumière, le bruit, l’effort …

La migraine ophtalmique débute par des troubles visuels, comme des éblouissements (scotomes) ou des points scintillants, puis par des maux de tête souvent accompagnés de nausées et/ou vomissements.


Les causes :

La migraine est due à une perturbation du système nerveux végétatif. Alors que l’axe parasympathique dilate les vaisseaux, et notamment ceux du cerveau, l’axe orthosympathique les ressert. Lors d’une migraine, ce dernier ne parvient plus à contracter les vaisseaux, et leur vasodilatation fait qu’ils augmentent de volume, donnant ainsi l’impression que la tête va éclater, et provoquant une inflammation responsable de la douleur.

Les migraines peuvent être déclenchées par des facteurs très variés qui dépendent de chacun :

  • Avant les règles (à cause des variations hormonales),

  • Par l’alimentation et ses répercussions sur le foie : l’alcool, les repas trop copieux, le chocolat, le gibier, les vins riches en sulfites.

  • Par des intolérances alimentaires dont celle au gluten et aux caséines de lait

  • Par le stress, le surmenage (physique ou intellectuel), les soucis,

  • Par le manque de sommeil, le décalage horaire, changements d’activité,

  • Par des tensions cervicales dues aux positions figées (position assise, devant un ordinateur, en voiture…) ou au stress.

  • Par certaines odeurs, ou encore la météo

Les remèdes classiques :

Il s’agit avant tout de donner des vasoconstricteurs : aspirine en première attention, ou paracétamol, puis des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des triptans (il est parfois nécessaire d’en essayer plusieurs avant d’en trouver un qui soit efficace) qui sont contre-indiqués en cas de problèmes vasculaires (vasoconstricteurs), ou encore des bêtabloquants voire des antiépileptiques.

Mais prendre un médicament soigne le symptôme mais pas la cause ; ça ne soigne pas le problème de fond. La douleur, comme tout autre symptôme, est là pour signaler un dysfonctionnement qu’il convient de rechercher et de prendre en charge


Les réflexes à avoir dès que l’arrivée de la crise se fait sentir :

  • S’isoler au calme, dans la pénombre, allongé,

  • Repérer ce qui a pu déclencher la crise :

  • Migraine prémenstruelle : la congestion pelvienne comprime, au bas de la colonne vertébrale, le liquide céphalorachidien, ce qui se répercute jusqu’au cerveau : l’ostéopathe peut soulager ce genre de migraine (il peut également débloquer les cervicales si nécessaire)

  • Le stress : la sophrologie ou le yoga en amont peuvent éliminer les tensions provoquant des blocages de la nuque.

  • Prendre un bain de pieds chaud afin de décongestionner le cerveau (la chaleur déplace le sang de la tête vers les pieds

Adopter une alimentation plus adaptée :

  • Soulagez votre foie : en adoptant une alimentation plus légère, pauvre en graisse et en sucres, en supprimant les aliments susceptibles de provoquer des migraines (alcool, café…)

  • Réduisez la consommation de sel : pain, fromage, plats préparés … Trop de sel peut conduire à de l’hypertension, à épuiser les reins et provoquer des maux de tête.

  • Réduisez la consommation de sucre et veiller à consommer des glucides à index glycémique bas : les migraines sont souvent provoquées par une chute de glycémie dans le sang, d’où le besoin de manger quand les signes avant coureurs se font connaître. Le meilleur moyen d’éviter ces chutes de glycémies, et sortir de ce cercle vicieux, est d’éviter d’en avoir des pics, provoqués par des aliments à index glycémique élevé comme les féculents (pain, pomme de terre, riz blanc, pâtes, biscuits) et les fruits (surtout les bananes et les raisins qui sont très sucrés).

  • Réduisez la consommation de lait : d’abord parce que l’intolérance au lactose peut être responsable de maux de tête (faire une éviction de minimum une semaine pour observer la différence), ensuite parce que l’excès de calcium peut provoquer des maux de tête (et rigidifier les artères, déclencher des crises cardiaques).

  • Réduisez la consommation de gluten : blé, avoine, seigle, orge, épeautre et kamut, ainsi que leurs dérivés (farines, semoules, pâtes, pains, gâteaux…). Une simple éviction de quelques semaines permettra d’observer une amélioration si les migraines sont causées par le gluten.

  • Evitez le glutamate monosodique (MSG) : on le retrouve comme exhausteur de goût dans la cuisine chinoise, les plats préparés, soupes et sauces (codes E621 et E625), mais aussi par le coca dont l’aspartame est converti par le foie en glutamate. Il peut être responsable de nausées, bouffées de chaleur et… maux de tête !

  • Evitez le café : Et pourtant, paradoxalement, de nombreux médicaments antimigraineux contiennent de la caféine.

  • Evitez les produits contenant des additifs : les charcuteries contenant des nitrites (jambon rose), les vins avec du sulfite ajouté, les bonbons colorés.

  • Evitez l’alcool, mais aussi les fromages, le chocolat et les fruits à coque (faire des évictions isolées avec des reprises progressives pour supprimer le ou les allergène(s) responsables (s).

  • Supplémentez-vous en magnésium : il permet d’éviter la migraine, mais également d’en réduire la douleur. En manquer est une cause fréquente de maux de tête. Préférer les formes mieux assimilables telles que le citrate, la bisglycinate ou le glycérophosphate, issus de la mer.

Un peu de phytologie et d’aromathérapie

Le pétasite (ou tacounet en Provence) : permet de réduire de façon significative, la fréquence et la durée des migraines, en ne présentant aucun effet secondaire : après 4 mois de traitement, les attaques de migraines on diminué de moitié (48%) chez les participants qui prenaient part à une étude datant de 2004 et à qui on donnait 150 mg de pétasite sèche.

  • La grande Camomille : apaisante et régulatrice du système nerveux, elle permet un réel soulagement des maux de tête

  • Le bourgeon de cassis (ribes nigrum) : anti-inflammatoire

  • Les huiles essentielles : lavande officinale, camomille noble, basilic sacré ou encore la menthe poivée et la gaulthérie.

Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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