Et si l'entreprise revoyait sa façon de "bien commencer l'année"
- Guillemette Bourgoing

- il y a 4 jours
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Chaque année c’est le même couplet et le mois de janvier est associé au mot « reprise ». C’est parfois l’occasion de retrouver un bureau rangé, un nouvel élan. C’est aussi la reprise des dossiers, d’objectifs. C’est enfin la reprise d’un rythme et parfois de pressions et de stress. En entreprise, le mois de janvier est souvent pensé comme un nouveau départ qui implique une certaine motivation, de l’énergie et une efficacité immédiate. Or, physiologiquement, pour tout à chacun, le mois de janvier est loin d’être de mois de l’élan, bien au contraire ! C’est en fait un mois de transition, de récupération, de réparation. C’est une période où notre organisme a besoin de temps, de ralentir pour se ressourcer profondément, en douceur. Cela est nécessaire pour retrouver de l’énergie mais pour répondre aux besoins liés à l’émotionnel et au mental. Et c’est en cela que la naturopathie est intéressante. Par son approche globale et préventive, elle permet d’apporter un éclairage différent, particulièrement pertinent, sur cette période clé et offre de nombreuses pistes d’accompagnements.
Le mois de janvier : un mois biologiquement à contre-rythme :

Alors que les mois d’hiver sont fait pour mettre le corps au repos avec des nuits plus longues, une végétation endormie, un repli vers le foyer, notre rythme de vie au cours du mois de décembre est absolument l’inverse. Les semaines s’enchaînent avec des repas plus riches, plus longs, un sommeil parfois écourté, décalé, évidement irrégulier, et une charge émotionnelle parfois très forte. L’organisme ne peut effacer tous ces bouleversements en un jour, à date du 1er janvier. En effet, quand l’élan et la motivation sont demandés, il est très fréquent que beaucoup de collaborateurs arrivent avec une fatigue diffuse et persistante, accompagnée d’une baisse de concentration et une sensibilité accrue alors au stress ce qui crée un fort décalage entre ce qui est demandé par l’entreprise et les forces en présence. Et c’est la ou une des raisons pour lesquelles il n’est pas rare d’observer en janvier une augmentation d’erreurs d’inattention, des tensions dans les équipes, voire de cours arrêts de maladie. Cela n’est pas dû à un manque d’engagement, mais c’est juste parce que le corps n’est pas en capacité de fournir l’énergie demandée et qu’il est plus en mode de récupération. Alors vouloir absolument relancer immédiatement une dynamique de performance revient souvent à ignorer ces signaux, épuiser toujours plus l’organisme et préparer le nid de complications ultérieures. Le corps en déséquilibre mobilise une grande partie de son énergie pour « compenser », tenir, au détriment de la clarté mentale et donc de l’efficacité.
La fatigue de janvier est un signal, par un défaut :

Cette fatigue de janvier est souvent multifactorielle. Elle n’a absolument rien à voir dans la majorité des cas avec le manque de motivation ou de volonté. Sur le terrain je constate fréquemment plusieurs aspects qui expliquent cette fatigue. Par exemple, les carences en vitamine D (voir mon article) et en magnésium en cette saison sont courantes. Cela s’explique par notamment le manque d’exposition au soleil et une alimentation pauvre en nutriments ou un stress chronique (voir mon article) qui puise fortement dans nos réserves de magnésium. Ce stress chronique n’est d’ailleurs pas mis en veille pendant les congés d’hiver et voire même accru par des tensions familiales ou organisationnelles. Enfin, le système digestif est fortement sollicité par les excès alimentaires de fin d’année ce qui épuise littéralement l’organisme. Dans une entreprise, les salariés peuvent reprendre leur post comme d’habitude, tout en étant mentalement moins disponible. De même, le corps ne trouve pas encore ses repères et il fonctionne en économie d’énergie ce qui peut être mal interprété. C’est la raison pour laquelle comprendre ces mécanismes permet de changer de posture au niveau du management : au lieu de « pousser », il convient mieux de soutenir, ajuster temporairement le rythme afin de relancer en douceur les forces en présence, dans le respect de leur physiologie. Il s’agit alors d’une forme de prévention nettement plus efficace que des réactions en chaînes contre-productives.
Repenser la reprise est une opportunité pour les entreprises :

En faisant du mois de janvier un mois d’accompagnement, plutôt que de pression, et cela sans perdre de vue les objectifs de l’entreprise, l’employeur a tout à gagner. C’est le moment d’offrir à vos collaborateurs un temps de sensibilisation à la gestion du stress à travers des ateliers ou des conférences in situ. Des actions de prévention autour de l’énergie et du sommeil peuvent être un moment de ressourcement pour vos collaborateurs. Des espaces d’échanges ou des ateliers pédagogiques sur le fonctionnement de la fatigue peuvent être proposés. Ces démarches ne prennent pas beaucoup de temps, d’autant plus que les ateliers que je propose sont « clé en main ». Elles ne ralentissent donc pas durablement l’activité, au contraire, mais elles créent des bases plus solides pour les mois suivants. En effet, une personne qui comprend mieux les signaux envoyés par le corps peut plus facilement se prendre en mains, se réguler, anticiper l’épuisement, et cela sur la durée. C’est pourquoi la naturopathie trouve ici toute sa place en offrant des solutions, des outils de compréhension et de prévention au service de chacun bien sûr mais également pour tout le collectif.
Je peux vous aider :
Ainsi donc bien commencer l’année ne signifie pas forcément mettre un coup d’accélérateur dès le mois de janvier. Cela peut aussi vouloir dire prendre le temps d’écouter, observer, ajuster la charge de travail, les objectifs ou les rendements à l’énergie du moment. Le corps ne redémarre pas sur commande. Le brusquer n’est pas une bonne idée car la porte ouverte à des erreurs, un épuisement précoce, voire des burn-out. Le corps a besoin de s’adapter, à son rythme, en fonction de ce qu’il a traversé. En tenant compte de cet état de fait biologique et humain, l’entreprise gagne en lucidité, en cohérence, et surtout en durabilité. Janvier n’est pas le mois où il faut se lancer dans un sprint, au contraire, c’est le temps de l’atterrissage, afin de puiser au plus profond l’énergie qui peut nous faire défaut en cette période hivernale. Et c’est précisément dans cette phase que se joue la qualité de l’année à venir toute entière.
La naturopathie c’est aussi cela, veiller à ce que l’hygiène de vie soit vertueux pour la personne dans sa globalité. Alors la zone d’intervention du naturopathe s’étend dans le quotidien, dans les améliorations que l’on peut apporter dans sa famille, dans sa maison et dans la qualité de vie de son travail aussi. Et cela, que ce soit de manière individuelle, dans l’espace de mon cabinet par exemple, ou pour une entreprise entière, sous forme de conférences, ateliers ou en créant un espace de bien-être pour les salariés (avec des séances de réflexologie plantaire par exemple), ou encore en organisant une campagne d’arrêt du tabac destinée à la globalité des salariés désireux de s’arrêter de fumer. L’important étant que la naturopathie aide à bien, ou mieux, vivre dans son entreprise. Mon approche, axée sur la prévention et l’équilibre global, s’inscrit pleinement dans cette dynamique et permet de créer des synergies entre bien-être individuel et performance collective.
Guillemette Bourgoing Naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac à Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence
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