• Guillemette Bourgoing

La vitamine solaire

Dernière mise à jour : 28 déc. 2021

La vitamine D, ou calciférol, est une vitamine qui existe sous deux formes. La D2 (ergocalciférol) d'origine végétale et la D3 (cholécalciférol) qui est synthétisée par notre organisme à partir du cholestérol (voir l'article cholestérol : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/le-cholestérol-un-ennemi-qui-nous-veut-du-bien ), lorsque nous nous exposons au soleil. Les animaux, comme nous, produisent cette vitamine qui est ensuite transportée vers le foie, puis le rein, pour être transformée en calcitriol qui est la forme active de la vitamine D. Nous la trouvons donc surtout dans les produits d’origine animale.

Pragmatiques, nos grands-mères, en avaient trouvé les bienfaits et une excellente source à travers l’huile de foie de morue. Une cuillère à soupe par jour suffisait à prévenir du rachitisme et passer entre les mailles des virus et bactéries hivernaux. Depuis, la vitamine D a fait l’objet de nombreuses études et son rôle sur la préservation des tissus osseux ou musculaires, et par delà, des fonctions cognitives et intellectuelles, est établi. Par ailleurs, l’actualité nous rappelle sont importance sur le fonctionnement du système immunitaire.


Or notre mode de vie nous conduit à en être, dans les pays de l’hémisphère nord tout au moins, pratiquement tous carencés. En effet, entre l’école et le bureau, les vêtements qui nous couvrent et les rayons du soleil qui s’affaiblissent d’octobre à avril, notre organisme est bien en mal de fabriquer ses réserves de vitamines D. Qui plus est si nous la badigeonnons de crème solaire à chaque fois que nous nous exposons au soleil. Car, en réponse à la baisse d’efficacité des rayons solaires de l’hémisphère nord, notre peau s’est progressivement éclaircie par rapport à nos ancêtres africains. Plus la peau est claire, plus notre organisme synthétise facilement du cholécalciférol. C’est le résultat d’une longue adaptation de la nature qui, une fois de plus, fait très bien les choses. Par ailleurs, il s’avère désormais nécessaire de supplémenter les nouveau-nés, même, voire surtout, ceux allaités car leur mère, carencée, ne peut leur en transmettre suffisamment. De même, le fait que les personnes âgées en synthétisent moins naturellement est aggravé par certains médicaments prescrits pour réduire le cholestérol (précurseur de la vitamine D et du coenzyme Q10, voir article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com//post/la-coenzyme-q10-ou-l-étincelle-de-vie ) et par un manque d’exposition au soleil tout au long de l’année. Ceci est d’autant plus dommageable quand on connait les effets protecteurs de la vitamine D contre le déclin cognitif, la fonte musculaire et la perte de densité osseuse (ostéoporose) dont souffrent le plus souvent les personnes âgées.


Les bienfaits de la vitamine D ne s’arrêtent pas à son action sur la croissance et la solidité des os. Elle pourrait jouer un rôle essentiel dans la prévention de certaines maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde et le diabète insulinodépendant, ou contre les cancers du sein, de la prostate et du colon, ou encore contre des certaines maladies cardiovasculaires (elle abaisse la tension artérielle et protège le cœur contre le risque d’infarctus). En préservant les tissus musculaires, elle soutien le cerveau en réduisant les risques d’Alzheimer ou ralentissant la progression de Parkinson. Enfin, elle est une des grandes protectrices contre les infections respiratoires, et notamment le coronavirus.


La vitamine D3 (cholécalciférol) est la forme la mieux assimilable. Il suffit de 10 minutes sous un soleil d’été (entre mai et septembre, voire octobre dans le Sud), en maillot de bain ou, à minima, en exposant jambes et bras, pour synthétiser environ 500 microgrammes de vitamine D3. Or les besoins journaliers sont en général entre 5 et 10 microgrammes par jour (10 pour les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants et les personnes âgées), voir 20 à 25 microgrammes pour les nourrissons. C’est la raison pour laquelle, le soleil n’est pas à fuir, et surtout pas en hiver où ses rayons sont peut-être moins bénéfiques mais encore un peu pourvoyeurs de vitamine D3. Car cette dernière est l’une des rares vitamines que l’on ne retrouve pas dans l’alimentation.

Nous pouvons y palier en trouvant sa forme active, la vitamine D2, dans l’alimentation (dans ce cas une partie de notre cholestérol ne sera pas métabolisée). On la trouve d’abord dans les œufs (le jaune), poissons gras (espadon, anguille, saumon, thon, hareng, truite, flétan, brochet… attention aux métaux lourds avec les gros poissons…) et les produits laitiers (à condition que les animaux soient élevés en plein air).


En cas de régime végétalien, une supplémentation peut être nécessaire car il existe très peu d’aliments végétaux en contenant (les champignons, comme les bolets ou les morilles, les germes de blé et le cacao).


Alors, je n’insisterai jamais assez : sortez, observez les animaux qui s’étendent de tout leur long au soleil pour en capter les rayons. Exposez votre visage, vos bras, s’il ne fait pas trop froid, dès que vous en avez l’occasion.


Mangez de tout ! Chaque aliment a sa valeur, si c’est dans le respect des animaux (bien traités) et de la nature (pas traitée…).


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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