• Guillemette Bourgoing

L'hypertension artérielle, le reflet de la qualité de notre mode de vie

Dernière mise à jour : 25 juil. 2021

Une tension trop élevée (supérieure à 16) augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Il faut donc prendre toutes les mesures nécessaires pour la faire baisser car le cerveau risque non seulement d’être endommagé, mais elle peut également provoquer un infarctus, une insuffisance cardiaque et abimer les reins. Elle multiplie également par 6 les risques d’attraper la maladie d’Alzheimer. Elle est d’autant plus sournoise qu’elle s’installe progressivement, silencieusement, jusqu’à ce qu’elle se déclare un jour par une poussée soudaine.


Il existe toutefois des signaux indicateurs qu’il ne faut pas négliger, même s’ils paraissent anodins : ce sont des maux de tête, des troubles de la vue, les oreilles qui rougissent de chaleur, des bourdonnements d’oreilles, parfois des palpitations cardiaques, un essoufflement sans effort, des crampes dans les jambes ou encore une fatigue inexpliquée

En cas d’hypertension artérielle (HTA) un traitement médicamenteux est nécessaire pour revenir à des valeurs autour de 13, dans l’idéal autour de 12/7. Mais il ne faudra pas se contenter de faire baisser la tension uniquement par un médicament. Il convient également de modifier son mode de vie : une alimentation déséquilibrée, un manque d’activité physique et une exposition au stress sont responsables dans 95% des cas d’infarctus. Ces réformes auront non seulement un impact positif sur la tension artérielle, mais également sur tous les troubles métaboliques (obésité, cholestérol, diabète, dyslipidémie…) et par répercussion, réduiront les risques d’AVC, cancers, et autres maladies dites de civilisation. Ce n’est qu’après avoir adopté un mode de vie plus vertueux, après être arrivé à une certaine stabilité, qu’il pourra être éventuellement envisagé, avec le médecin, de réduire ou modifier les traitements en cours.


Une activité physique régulière, minimum une demi-heure par jour, est le premier pilier de la santé naturelle. Il ne s’agit pas d’épuiser notre corps dans des courses effrénées qui seraient contre-productives, mais plutôt demander un petit effort quotidien au cœur pour le maintenir en forme. Un muscle, comme le cœur, demande moins d’oxygène s’il est bien entretenu. En cas d’infarctus, le cœur est momentanément privé d’oxygène. Il tiendra plus longtemps s’il a été entraîné à réduire ses demandes d’oxygène. Par ailleurs, marcher, nager, pédaler, ou tous les sports physiques, permettent de réduire le stockage des graisses (ces triglycérides indispensables à la formation du cholestérol et produits par une alimentation trop riche en sucres et féculents). Ils permettent enfin d’oxygéner l’organisme et d’éliminer les toxines par les voies respiratoires mais également via la peau (transpiration) et l’intestin (stimulation du transit intestinal).


L’alimentation est le deuxième pilier de la santé naturelle. Il s’agit de réduire les produits animaux, les sucres et autres produits raffinés ou trop salés et supprimer les aliments transformés pour les remplacer par des produits sains et équilibrés, à base de légumes, poissons (petits poissons gras comme la sardine, le maquereau, le hareng ou le flétan), olives, de bonnes huiles (olive, colza, noix…), légumineuses, céréales complètes et un peu de fromage (de chèvre ou de brebis), fruits oléagineux, herbes aromatiques, ail (qui aide à réduire la tension artérielle à condition qu’elle soit présente dans tous les repas) et un peu de vin rouge. C’est ce que l’on appelle « le régime méditerranéen » qui est riche en antioxydants, acides gras de type oméga-3 et oméga-9. C’est une alimentation frugale mais gouteuse, colorée et, sommes toutes très variée.


Enfin, autre pilier de la santé naturelle, il est temps de revoir son hygiène de vie. Le tabac, l’alcool, une médicamentation non adaptée, les polluants qui nous entourent (dans l’alimentation, dans l’eau, dans notre environnement) sont autant de facteurs qui impactent sur l’équilibre et l’harmonie du fonctionnement de notre organisme. Le stress chronique tient la palme haute avec des répercussions visibles sur la tension artérielle. Cela s’observe notamment avec le fameux « syndrome de la blouse blanche » qui fait que, souvent, la tension monte au moment même d’un simple examen clinique. Elle peut également monter sous l’effet d’un coup de stress. Le danger est donc lorsque ce stress devient quotidien, chronique, et qu’il maintient l’organisme d’en un état d’alarme permanent, perturbant par la même occasion le sommeil, empêchant l’organisme de bénéficier de son repos nocturne. C’est la raison pour laquelle il convient impérativement de repérer les sources de stress, de les supprimer ou les réduire dans la mesure du possible, et d’apprendre enfin à la gérer par plusieurs techniques (relaxation, cohérence cardiaque, exercices de respiration, …)


Il n’est donc pas suffisant de se contenter d’un médicament (même naturel) qui, non seulement ne règle pas le problème de fond mais qui peut inhiber la volonté de modifier de mauvaises habitudes. Le mode de vie reste, de très loin, le meilleur traitement préventif et d’accompagnement, des troubles cardiovasculaires, et notamment ceux liés à la tension artérielle. Ces derniers ne sont en rien une fatalité, liée au vieillissement, mais bien le reflet d’un mode de vie déséquilibré que nous avons chacun en nous la possibilité de rectifier. Les naturopathes sont là pour vous accompagner dans cette démarche, en prévention ou en accompagnement, de maintient et de retour à une bonne santé générale, quelque soit votre âge.


N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou si vous voulez partager votre expérience.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue


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