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Changement d'heure : et si nous arrêtions de lutter contre le rythme naturel ?

  • Photo du rédacteur: Guillemette Bourgoing
    Guillemette Bourgoing
  • 11 févr.
  • 7 min de lecture

Chaque année, le dernier dimanche du mois de mars, le changement d’heure revient comme une évidence administrative. Une heure de moins sur l’horloge, et la vie continue. Pourtant, pour de nombreuses personnes, cette transition n’a rien d’anodin. Fatigue persistante, irritabilité, sommeil morcelé, envies compulsives plus marquées… Notre organisme, lui, a du mal à s’adapter à cette règle qui lui est étrangère. Car notre corps ne fonctionne pas selon une logique règlementaire, mais suivant une temporalité biologique nettement plus fine. Cette temporalité est réglée par la lumière, l’alternance veille-sommeil, nos variations hormonales et nerveuses. En modifiant l’heure, c’est un mini décalage que l’on impose à notre corps, une sorte de mini jet lag qui, bien que modeste, sollicite pleinement nos capacités d’adaptation avec un impact notamment sur nos capacités de récupération nocturne, l’appétit et notre état de vigilance. Chez une personne bien disposée, l’ajustement se fait sans problèmes. Mais chez une personne déjà sollicitée par le stress chronique, des exigences professionnelles ou une tension permanente, l’adaptation devient compliquée. Le changement d’heure agit alors comme un révélateur qui met en lumière une fatigue latente, une tension de fond que le quotidien parvenait à maintenir jusque là sous contrôle. La rôle du naturopathe va donc être, certes, de trouver des solutions pour un soulagement rapide, mais surtout de s’interroger sur ce que le changement d’heure révèle réellement et d’y apporter des solutions.

 

  • Le rythme circadien : une horloge biologique qui ne se programme pas

Le rythme circadien est une oscillation biologique d’environ 24 heures, inscrite au cœur de nos cellules (1). Il régule l’alternance veille–sommeil, mais aussi la température corporelle, la digestion, la sécrétion hormonale et les capacités cognitives. Cette horloge interne est principalement synchronisée par la lumière naturelle, et non par l’heure affichée sur nos écrans. Or lorsque l’heure change brutalement, le cerveau reçoit un message incohérent pour lui : la montre indique un horaire, mais la lumière du jour en suggère un autre. Cette désynchronisation perturbe notamment la sécrétion du cortisol, hormone clé de l’éveil et de l’adaptation au stress. Un cortisol mal calé dans le temps peut se traduire par une difficulté à émerger le matin, une tension accrue en journée, et un endormissement retardé le soir. Ce décalage implique alors une véritable cascade d’ajustements internes. Le système nerveux est alors plus sollicité, l’équilibre hormonal devient alors instable et ainsi la moindre variation extérieure devient difficile à gérer, rendant la personne toujours plus sensible au stress. Les travaux de chronobiologie ont montré que l’organisme repose sur une organisation hiérarchisée des rythmes, avec une horloge maîtresse cérébrale coordonnant des horloges périphériques présentes dans presque tous les tissus (voir mon article). Lorsque le signal lumineux et le signal social divergent, cette coordination devient temporairement moins efficace. Cela ne veut pas dire que notre organisme « dysfonctionne », au contraire. Il tente de recalibrer ces cycles biologiques au nouveau rythme imposé, et cela peut prendre plus ou moins de temps selon les capacités d’adaptation et la vitalité de chacun. En effet, lorsque les rythmes sont déjà instables, cette modification apparemment minime devient un facteur révélateur d’une fragilité adaptative sous-jacente dont il faut se soucier en agissant globalement sur le terrain.

 

  • Pourquoi les fumeurs, ex-fumeurs et personnes stressées sont plus impactés


Certaines personnes traversent le changement d’heure sans encombre, tandis que d’autres mettent plusieurs semaines à s’en remettre, notamment les fumeurs et anciens fumeurs chez qui cette vulnérabilité est encore plus perceptible (2). Lorsque le sommeil est fragilisé, la personne devient plus irritable et alors les mécanismes de compensation se réactivent rapidement. L’envie de nicotine, le besoin de stimulation ou d’apaisement rapide ne relèvent pas d’un manque de volonté, mais d’une tentative du système nerveux de retrouver un équilibre immédiat. Plus de cigarettes, plus de café, plus de sucre. Chez l’ex-fumeur, le terrain est en reconstruction, toujours fragile, et toute désynchronisation peut réveiller des automatismes anciens. Chez l’ancien fumeur, la plasticité cérébrale est en cours de réorganisation. Les récepteurs nicotiniques se normalisent progressivement, mais les circuits de mémoire émotionnelle associés à la cigarette demeurent sensibles aux contextes de tension ou de privation de sommeil. De même, les personnes soumises à un stress chronique présentent le même fonctionnement. Leur cortisol (hormone du stress, voir mon article) est souvent élevé le soir et insuffisant le matin, inversant le rythme naturel. Le changement d’heure agit alors comme un amplificateur d’un déséquilibre déjà présent. L’ANSES (3) rappelle que les troubles du rythme veille–sommeil sont étroitement liés aux comportements addictifs et aux stratégies de compensation (ANSES, « Sommeil et vigilance », 2019). Il ne s’agit donc pas d’un problème de discipline, mais d’un désaccord entre le corps et son environnement (voir mon article sur les liens entre stress et tabac). Ainsi, le changement d’heure agit comme un facteur révélateur : il amplifie les déséquilibres préexistants sans en être la cause première. Lorsque le système nerveux est déjà en tension, la moindre variation environnementale devient significative. Donc, le rôle du naturopathe est de veiller à la qualité du sommeil et apaiser l’axe du stress. Ce qui sera nettement plus efficace qu’une simple injonction à « tenir bon ».

 

  • Accompagner la transition : soutenir le corps plutôt que le contraindre

Face à cette période temporaire de décalage, l’approche naturopathique invite à accompagner le mouvement plutôt qu’à le combattre. Le corps sait s’adapter, à condition qu’on lui en laisse le temps et que l’on ne l’entrave pas dans ce nouvel effort qui lui est demandé. Sur le terrain, mon rôle n’est pas de « corriger » un symptôme isolé, ni d’imposer un protocole standardisé en réponse au changement d’heure. Il consiste d’abord à évaluer la qualité du terrain : état du système nerveux, régularité des rythmes veille–sommeil, niveau de charge mentale, équilibre digestif et métabolique, histoire addictive éventuelle. Cette lecture globale me permet de comprendre si la difficulté d’adaptation relève d’une simple transition saisonnière ou d’une fragilité plus profonde de la capacité régulatrice. J’observe les incohérences entre les signaux biologiques et l’organisation quotidienne : horaires irréguliers, exposition lumineuse inadaptée, sursollicitation cognitive, récupération insuffisante. Ainsi, je peux aider la personne à identifier les zones de frictions entre son fonctionnement physiologique et son environnement. Ce travail d’ajustement repose sur la pédagogie qui m’est très chère : expliquer les mécanismes hormonaux, décrypter les manifestations corporelles, redonner du sens aux réactions perçues comme excessives. Mon accompagnement se fait dans le temps. Accompagner le changement d’heure  s’inscrit dans une démarche de prévention dans une continuité : observer, ajuster, réévaluer. Cet accompagnement distingue l’approche naturopathique d’une réponse purement symptomatique. Il repose sur une principe simple : lorsque le terrain est soutenu avec cohérence, l’organisme retrouve plus facilement sa capacité intrinsèque d’autorégulation. Ainsi, accompagner plutôt que combattre signifie reconnaître la compétence biologique du corps, et travailler à restaurer les conditions qui lui permettent d’exercer pleinement cette compétence.

 

  • Je peux vous aider

Ainsi, le changement d’heure n’est pas qu’une question de sommeil. Il met en lumière notre rapport au temps, à la lumière, et à nos besoins physiologiques fondamentaux. Les difficultés qu’il révèle ne sont pas des faiblesses, mais des signaux d’alerte précieux. En cessant de lutter contre le rythme naturel, en acceptant les phases de transition, et en soutenant le système nerveux plutôt qu’en le stimulant, il devient possible de traverser cette période avec plus de douceur — et souvent, avec une meilleure compréhension de soi. Parce que le corps ne demande pas à être corrigé. Il demande surtout à être écouté. Lorsque l’horloge biologique est déréglée, c’est la sécrétion du cortisol, la température corporelle, la vigilance, la production de mélatonine et donc la régulation émotionnelle qui sont perturbées. Ce n’est donc pas l’heure en elle-même qui fatigue, mais la fragilité préalable de notre régulation interne qu’il faut soutenir.

 

Par mes conseils personnalisés je vais alors mener une action sur les carences micro-nutritionnelles, sur la gestion du stress et des émotions, l'arrêt du tabac dans une prise en charge globale (voir mon article sur la naturopathie). Ecouter, prendre en compte, expliquer, proposer des solutions, adapter les conseils sont tout ce qui fait un suivi naturopathique, pour des réformes efficientes et pérennes. A l’instar d’un traitement pharmacologique, ces conseils seront alors à prendre avec autant de sérieux. Ils le seront à condition d’être compris, appropriés et le moins contraignant possibles.

La naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.

 

Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait et retrouvez le plaisir de manger sainement.


 

Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence


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(1) - Gronfier, Claude. « Les rythmes du corps ». Paris : Odile Jacob, 2012.

(2) -INSERM. « Tabac. Comprendre la dépendance pour agir ». Expertise collective. Paris : INSERM, 2004.

(3) - ANSES – « Sommeil et vigilance : enjeux sanitaires », 2019

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