• Guillemette Bourgoing

Aux parents d'enfants TDA et TDAH

Dernière mise à jour : 26 juin

A vous qui venez me voir, souvent à bout de nerfs, en mal de solutions, avec des emplois du temps à faire pâlir nos ministres, à courir entre les rendez-vous chez l’orthophoniste, la psychomotricienne, la psychologue ou l’ergothérapeute, voici un petit point sur les troubles dont peuvent souffrirent vos enfants, ceux diagnostiqués, ou pas vraiment encore, les TDA et/ou TDAH. Les troubles du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, sont de plus en plus fréquents. Les enfants dits « dans la lune », les « pénibles », les « intenables », les « ingérables »… Ceux dont on ne savait plus tellement « par quel bout les prendre ! » sont enfin entendus et pris en charge, souvent après un long parcours semé d’incompréhension et de solitude, pour les enfants comme pour les parents.


Les troubles du déficit de l’attention (TDA) prennent plusieurs formes qui peuvent paraître paradoxales, mais qui se résument principalement par un problème de concentration. Ils se déclinent ensuite en différents comportements qui peuvent aller de l’enfant « rêveur » à l’enfant tourbillonnant, incapable de tenir en place.


Les TDA sans hyperactivité, sont souvent diagnostiqués relativement tard car ils ne gênent pas leur entourage. Distraits, étourdis, ils sont souvent ramenés dans le réel par une petite phrase les ramenant sur terre. Comme une Clématite, les pieds sur terre et la tête dans les nuages, ils se réfugient dans leur monde, n’écoutent qu’à moitié et donc ne retiennent qu’à moitié ce qu’on peut leur dire. Ce sont souvent des enfants calmes, voire apathiques, ils peuvent trébucher souvent, laisser tomber des objets par inattention, s’égarer dans une conversation, pour partir dans leurs rêveries. Ce sont d’ailleurs des enfants qui ont souvent un fort imaginaire et qui, pour peu qu’on les écoute, peuvent partir dans des histoires sans fin ou dans des jeux qui n’appartiennent qu’à eux.


A contrario, les TDA avec hyperactivité (TDAH), sont constamment dans l’action, le mouvement, une sorte de tension mentale qui les fait passer d’une idée à l’autre, d’un projet à l’autre. Ils ne supportent pas de rester en place et, de ce fait, ont du mal à terminer ce qu’ils entreprennent. Le rapport avec le temps est compliqué. Impatients, ils sont impulsifs et s’énervent rapidement s’ils estiment que leur entourage et trop lent. Ils n’admettent pas la lenteur d’esprit des autres. Suivre une consigne à l’école leur est quasi impossible car ils pensent l’avoir immédiatement comprise et veulent la mettre en œuvre avant d’en avoir entendue la fin. Ce qui les met en échec et provoque de terribles colères. Ce sont des enfants irritables et très exigeants, avec eux-mêmes comme avec leur entourage, ce qui génère un stress qui se répercute physiquement par des troubles digestifs, cutanés ou musculaires. L’hyperactivité peut aller de l’enfant curieux, insatiable, passant du coq à l’âne, à des comportements plus difficiles à supporter par l’entourage (parents, fratrie, enseignants, autres enfants…) qui les font qualifier « d’ingérables » ! Et ceux, d’autant plus, que leur attitude est inconstante et qu’elle peut varier d’un moment à l’autre de la journée sans que l’on sache vraiment pourquoi.


Et pourtant les causes, ou les facteurs aggravants, peuvent être multiples, pour peu qu’on puisse les déceler.


- Le sucre, ou plutôt le glucose, est indispensable au fonctionnement du cerveau qui utilise environ 50% du sucre circulant dans le sang pour répondre à ses besoins. Néanmoins, les aliments à index glycémique haut tels que les bonbons, soda, biscuits, brioches, céréales et autres produits proposés spécifiquement aux enfants, notamment pour le petit-déjeuner et les goûters, donnent un réel coup de fouet à l’organisme tout entier. Pour y répondre, ce dernier libère à son tour une grande quantité d’insuline qui transforme le surplus de sucre en graisse et fait baisser le taux de sucre dans le sang sous la normale : c’est l’hypoglycémie. Il s’ensuit alors une baisse d’énergie, véritable coup de pompe, responsable de baisses d’attentions, difficultés de concentration, d’irritabilité (…) dont les enfants sont souvent sujets en milieu de matinée ou en cours de journée, avec une réelle envie, voire un besoin, à nouveau, d’aliments sucrés. S’ensuit alors une sorte de cercle vicieux, épuisant pour le cerveau et le système nerveux, illustré par le comportement de certains enfants qui se sentent continuellement en manque.



- L’alimentation moderne, ultra transformée, est pourvoyeuses d’une quantité alarmante d’additifs qui peut générer, notamment, des troubles mentaux. Ces additifs sont les conservateurs, colorants, exhausteur de goût, édulcorants, antioxydants, sulfates… pour les plus courants. On les retrouve dans les sodas et boissons sucrées, confitures allégées et chewing-gum, les fromages et charcuteries industrielles, les glaces, desserts, viennoiseries et autres plats préparés. Ils sont respectivement responsables de céphalées, TDAH, ou peuvent être résolument neurotoxiques et perturber les fonctions mnésiques (de la mémoire) et de l’apprentissage.


- L’alimentation moderne est également pourvoyeuse de nombreux résidus toxiques : métaux lourds, pesticides, PCB, dioxines, bisphénol, hormones et antibiotiques ( voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/les-perturbateurs-endocriniens ). L’aluminium est, par exemple, incriminé dans la diminution de la coordination motrice et de la perte de mémoire, le mercure est suspecté de provoquer des troubles de la concentration, des troubles mentaux et de grosses fatigues, et le plomb atteint particulièrement le système nerveux, avec diminution de l’attention et du quotient intellectuel, un retard mental et une hyperactivité.


- En outre, la viande rouge en excès, le gluten et les laitages sont suspectés d’amplifier ces phénomènes.


- Enfin, l’exposition prolongée aux écrans impacte la capacité de concentration des enfants en excitant leur système nerveux sans qu’ils aient la possibilité de le réguler. Par ailleurs, l’émission d’une lumière bleue inhibe la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) retardant le temps d’endormissement et donc de récupération du cerveau. Voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/les-bienfaits-d-une-soirée-sans-écrans


Partant de ces constats, il est relativement aisé d’apporter des réformes dans l’hygiène de vie et dans l’alimentation afin de réduire les manifestations qui en découlent. En proposant, en première intention, un simple réglage alimentaire, j’ai déjà pu constater, dès les premières semaines, de réelles améliorations dans le comportement des enfants que j’ai eu la chance de suivre. Mon cabinet a cessé de se transformer en capharnaüm, les visages des mamans (le plus souvent présentes) et des enfants sont devenus beaucoup plus détendus et souriants.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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