• Guillemette Bourgoing

Le syndrome métabolique : une maladie de civilisation


Le syndrome métabolique (ou syndrome X) est un ensemble de différents symptômes ayant en commun un mauvais métabolisme physiologique et qui est à la base de nombreuses maladies dites de civilisation : maladies cardiovasculaires, maladies de dysrégulation glycémique (diabète de type II), troubles hépatiques, troubles neuropsychiatriques (la maladie d’Alzheimer pourrait être qualifiée de diabète de type III), surpoids, infertilité, inflammation de bas bruit et troubles oxydatifs. A l’heure actuelle, il touche 17% des hommes, 10% des femmes (et 1 homme sur 2 et 1 femme sur 4 après 60 ans) et, plus inquiétant encore, 11% des adolescents en France. Ainsi donc, les facteurs sont non seulement, comme nous venons de le voir, l’âge et le sexe, mais ils peuvent être aussi héréditaires et liés à l’hygiène de vie. C’est à ce niveau qu’en naturopathie nous pouvons jouer sur la prévention, en agissant sur l’alimentation, notamment sur la consommation de sucre, d’alcool et de tabac, ainsi que sur la remise en mouvement par une activité physique appropriée à chacun.

A ce jour, le syndrome métabolique est diagnostiqué lorsqu’une personne répond à au moins 3 critères qui sont les suivants : un surpoids avec une élévation du tour de taille (supérieur à 88 cm chez la femme, 102 cm chez l’homme), une pression artérielle élevée (supérieure à 140/90 mmHG), une hyperglycémie à jeun (glycémie supérieure ou égale à 1.10 g/L de sang), des triglycérides élevés (taux supérieur ou égal à 1.5 mmol/L) et un taux faible de « bon » cholestérol (HDL inférieur ou égal à 0.40 g/L de sang pour les hommes et 0.50 g/L pour les femmes). Comme en naturopathie nous sommes essentiellement dans la prévention, ces taux sont un peu plus stricts afin de pouvoir agir en amont. Nous apprécions également lorsque la personne que nous suivons nous présente un test d’insulinorésistance (test HOMA>1.7) ou de sensibilité à l’insuline (test QUICKI <0.33).




Parmi les critères physiques, l’obésité est le premier symptôme du syndrome métabolique (IMC supérieur à 30kg/m2). La graisse abdominale, la bedaine, le gros ventre, indique que la graisse est localisée au niveau des viscères, stockée entre les organes. Elle produit des cytokines qui sont des molécules inflammatoires. Elle favorise également le diabète de type II, la production de mauvais cholestérol (LDL), augmente la tension artérielle et mène progressivement à l’obésité. Le médecin généraliste est donc amené à prescrire un bilan sanguin afin de compléter son diagnostique. Outre le contrôle de l’insulinémie, la balance « bon »-« mauvais » cholestérol est importante. Les lipoprotéines HDL doivent avoir un taux satisfaisant car elles débarrassent les artères du mauvais cholestérol (LDL) en le transportant vers le foie qui les recycle. Le taux de triglycérides est également à surveiller car ces derniers sont constituants du cholestérol que le foie synthétise (il en produit nettement plus que celui ingéré dans notre alimentation). Or les triglycérides sont des lipides, souvent issus de notre alimentation (acides gras saturés, sucre et consommation d’alcool).


Si nous ne pouvons pas agir sur certains facteurs, comme l’hérédité, l’âge ou le sexe, nous pouvons parfaitement prévenir et agir sur le symptôme métabolique avant qu’il ne devienne critique. Car en grande majorité, les causes sont plutôt liées à notre mode de vie et notre alimentation, sur lesquels nous pouvons agir voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/l-efficacité-des-régimes-sur-les-surcharges-métaboliques ). Une étude aboutie en 2005 à révélé que plus le stress est élevé, plus les risques de développer un syndrome métabolique sont importants, et surtout s’il est associé au tabagisme, à la sédentarité et à la consommation excessive d’alcool. Le stress chronique (voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/le-stress-à-la-source-de-nos-maux )fait secréter du cortisol qui permet à l’organisme de stocker des réserves, sous formes de graisses, en cas de forte pénurie alimentaire (peur primitive). La gestion du stress est donc un premier axe d’action ainsi que la remise en mouvement pour pouvoir puiser dans notre stocke de graisse. Soignez votre sommeil, afin qu’il soit récupérateur et réparateur.


Et s’ensuivent les incontournables règles diététiques : éviter de manger gras (ou plutôt du mauvais gras car le bon gras est à contrario protecteur, voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/les-bienfaits-des-acides-gras-essentiels ), salé (ou trop salé car nous avons besoin d’un bon sel complet, riche en iode, pour notre thyroïde) et sucré. Bref, revenez à une alimentation saine, de saison, simple, locale et bio de préférence.


L’accompagnement naturopathique ne s’arrête pas là. Par ses conseils personnalisés il va également mener une action sur les carences micro-nutritionnelles, sur l’inflammation et le stress oxydatif, sur l’équilibre du microbiote et la perméabilité intestinale, sur la gestion du stress et des émotions, dans une prise en charge globale (voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/la-naturopathie-un-accompagnement-personnalisé ).


Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue



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