Equinoxe de printemps : retrouver l'équilibre avant la performance
- Guillemette Bourgoing

- il y a 4 heures
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Chaque année, l’équinoxe de printemps marque un moment particulier : le jour et la nuit s’équilibrent parfaitement, avant que la lumière ne prenne progressivement le dessus. Dans la nature, rien ne se fait brusquement. La montée de l’énergie est progressive, orchestrée, respectueuse des rythmes du vivant. La sève ne jaillit pas d’un seul coup, elle circule, lentement d’abord, puis avec plus d’élan. C’est alors qu’apparaissent les premiers bourgeons annonciateurs du printemps et d’un nouveau regain d’énergie. En même temps, pour nous, cette période est souvent abordée sous l’angle de l’injonction et du contrôle : cures détox, programmes « reset », injonction à se relancer, à faire plus, à repartir vite. Comme si le corps avait besoin d’être corrigé, vidé ou remis à zéro. Or, le corps ne demande pas vraiment à être absolument nettoyé. Il demande surtout à être écouté. Il possède déjà ses propres capacités de détoxification, d’adaptation et d’autorégulation, à condition que l’on ne les entrave pas par une stimulation excessive ou des changements trop abrupts. Ainsi, le printemps est avant tout un temps de transition. Un entre-deux subtil où l’énergie remonte, mais reste encore fragile. Soutenir cette transition énergétique c’est avant accepter prendre le temps de laisser l’énergie du printemps s’installer, sans créer de déséquilibre.
Le printemps : une saison d’expansion

En naturopathie, comme en médecine traditionnelle chinoise (voir mon article) le printemps est traditionnellement associé au foie, organe central de la régulation métabolique. Mais cette saison ne se réduit pas en terme de prévention à une simple « détox hépatique » annuelle (ou biannuelle avec l’automne). Se limiter à cela serait une vision incomplète de la complexité du fonctionnement global de notre organisme. Le foie n’agit jamais seul : il travaille en lien étroit avec notamment le système nerveux autonome et l’équilibre hormonal qu’il ne faut surtout pas négliger en cette période de renouveau (voir mon article). Au printemps, l’organisme sort d’une phase de ralentissement hivernal (voir mon article). L’énergie remonte progressivement, la circulation s’intensifie, les processus d’élimination s’activent naturellement. Cette dynamique est bénéfique lorsqu’elle reste physiologique. Mais elle peut devenir problématique si le système nerveux est déjà sur sollicité : Irritabilité, tensions internes, impatience ou agitation mentale sont alors des signaux fréquents qu’il s’agit de prendre en compte et sur lesquels il est temps d’agir. En effet, le lien étroit entre stress, système nerveux et fonction hépatique est clairement établi. Selon les travaux de l’INSERM, le stress chronique (voir mon article) modifie la régulation neuroendocrinienne et impacte directement les capacités d’adaptation de l’organisme (INSERM, « Stress et santé »(1)). Le printemps n’est donc surtout pas une période pour forcer, mais pour accompagner une montée d’énergie déjà existante ou s’interroger sur une énergie qui semble ne pas revenir.
Rééquilibrage ou détox : écouter ce dont votre corps a réellement besoin

Le printemps est souvent associé à l’idée de regain d’énergie et de purification. Et pourtant, dans la majorité des cas, les besoins ne sont pas forcement celui d’un “nettoyage”, d’une détox, mais un déséquilibre dans la gestion de l’énergie peut toutefois être présent, ce qui peut fausser les cartes et les solutions proposées alors peuvent devenir parfaitement contre-productives car elles ne répondront pas aux besoins réels de notre organisme. Ainsi, certains signes fréquents peuvent illustrer un besoin de rééquilibrage plus qu’une détox stricte qui va encore plus épuiser notre corps. D’abord la présence d’une fatigue paradoxale (voir mon article), malgré l’allongement des jours, est à prendre en compte. Elle traduit souvent une difficulté du système nerveux à suivre le changement de rythme à retrouver cette dynamique attendue au printemps. Une émotivité accrue (colère, frustration, nervosité) n’est pas anodine : le foie, organe de régulation, est très sensible aux tensions émotionnelles. Il n’est pas cohérent de s’occuper du foie sans s’être soucié en amont de réguler le système nerveux et réduire ces tensions. Enfin, les troubles digestifs ou du sommeil qui apparaissent sans modification alimentaire majeure peuvent être le signe d’un déséquilibre entre les stimulations externes et les capacités d’adaptation de notre organisme. Ainsi, il est clair que les cures restrictives ou trop stimulantes risquent d’aggraver les déséquilibres. Les cures de détox, et notamment de détox hépatiques (voir mon article) ne peuvent se faire à la légère et méritent vraiment d’être encadrées, sérieusement, en ayant auparavant relevé tous les petits signaux que nous envoi notre organisme. Une fois de plus, le corps n’a pas besoin d’être corrigé, normalement il sait très bien faire sans nous. Mais parfois il a juste besoin d’un peu d’aide pour réharmoniser ses priorités et surtout agir sur les facteurs externes qui peuvent entraver son bon fonctionnement.
L’équinoxe de printemps : redonner du sens au changement de saison

Les sociétés traditionnelles, et notamment la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), accorde une grande importance aux équinoxes. Par exemple, la MTC aborde cette période comme un temps de réalignement, un sort de reset, de renouveau qui s’inscrit dans leur calendrier : le nouvel an chinois marque le début de cette montée d’énergie qui culmine avec l’équinoxe de printemps. Ainsi, de manière cyclique, chaque saison prépare à la suivante. Cette dimension symbolique colle parfaitement à nos besoins physiologiques et peut alors être réintroduite simplement dans nos vies modernes, dans une démarche de prévention et de soutien à nos besoins du moment. Le printemps n’apparaît plus comme un point de départ brutal, mais comme l’aboutissement d’un mouvement amorcé en amont. L’équinoxe vient alors marquer un moment charnière, celui où cette montée d’énergie devient plus visible, plus perceptible, mais qui demande aussi à être canalisée. Après l’hiver, le corps sort d’une période de relative économie : les rythmes ont été ralentis, l’énergie davantage tournée vers l’intérieur, la récupération priorisée. Le changement de saison sollicite à nouveau les capacités d’adaptation, tant sur le plan physique que nerveux et émotionnel. Sans repères clairs, cette transition peut devenir source de dispersion, de tensions ou d’instabilité. C’est en fait le moment pour réaligner les intentions avec nos réelles ressources. Il s’agit alors d’ajuster notre hygiène de vie, soutenir les fonctions d’adaptation et apaiser le système nerveux. Un renouveau qui ne passe pas par la rupture, mais par une continuité respectueuse, où l’énergie peut se déployer sans s’épuiser.
Je peux vous aider :

Soutenir les fonctions naturelles, apaiser le système nerveux et respecter les transitions permet au printemps de devenir une source de vitalité réelle, et non une épreuve supplémentaire. Parce que la performance durable ne naît jamais de la contrainte, mais de l’équilibre. L’équinoxe de printemps nous enseigne une leçon essentielle : l’équilibre précède toujours l’expansion. Il en va de même de notre santé. Ce temps d’égalité entre l’ombre et la lumière rappelle que toute dynamique vivante s’appuie d’abord sur une base stable. Avant l’élan, il y a l’ancrage. Avant l’ouverture, il y a la régulation. Sans cette phase d’ajustement, l’énergie se disperse, se fragmente, et finit par s’épuiser. Alors, plutôt que de chercher à contrôler le corps par des stratégies de correction ou de purification, cette période invite à l’écoute, à l’ajustement et à la modération. Aborder cette période avec discernement, c’est renoncer aux réponses rapides et uniformes au profit d’une attention plus fine aux signaux du corps. C’est reconnaître que la vitalité se cultive au fil de l’année, par de petites adaptations cohérentes : un rythme mieux respecté, des sollicitations mieux dosées, un espace laissé à la récupération. Cette qualité d’écoute permet de traverser le changement de saison sans tension inutile, en accompagnant les processus naturels plutôt qu’en cherchant à les diriger. Ce n’est que lorsque l’équilibre est préservé que l’énergie du printemps devient une véritable ressource.
Ainsi la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux, en prenant en compte les facteurs externes tels que les cycles des saisons. Je fais également appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, se reconnecter à la nature, apprécier la vie !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...) Alors respectez cette merveilleuse machine qu'est votre corps, arrêtez de fumer si ce n’est pas déjà fait et retrouvez le plaisir de manger sainement.
Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence
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(1) - INSERM – « Stress et santé : mécanismes physiologiques », France
Touitou Yvan, « Le temps biologique », 1996, Éditions Odile Jacob















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