• Guillemette Bourgoing

La Coenzyme Q10 ou l’étincelle de vie

Dernière mise à jour : 23 août 2021

La coenzyme Q10 (CoQ10) est un antioxydant naturel produit par notre foie. Notre organisme cherche constamment à lutter contre le stress oxydatif. Par notre mode de vie, par notre alimentation, notre hygiène de vie, nous sommes quotidiennement exposés à des radicaux libres délétères pour l’organisme. Physiologiquement, nous savons lutter contre ces derniers, en produisant les anti-radicaux nécessaires au maintient d’un certain équilibre. Toutefois il arrive, souvent, que nous soyons débordés car, en agissant, les antioxydants sont, à leur tour, oxydés. Mais, là encore, la nature fait bien les choses et nous produisons également des enzymes recycleurs qui permettent de palier à cette oxydation physiologique. Ces derniers sont soutenus par des coenzymes, dont la coenzyme Q10. La CoQ10 est capable de renforcer et renouveler l’action des antioxydants, comme les vitamines A, C, E (que l’on trouve dans les fruits et les légumes frais) en les régénérant à chaque fois qu’ils se font oxyder.


Les acides aminés, issus des protéines, le glucose et les lipides rejoignent une réaction en chaîne nommé « cycle de Kreps », qui transforme ces nutriments non seulement en énergie mais également en substances essentielles pour notre organisme, dont, notamment la coenzyme Q10 et le cholestérol (indispensable pour la souplesse des membranes cellulaires, pour notre propre production de vitamines D, de sels biliaires ou d’hormones stéroïdes). Il est important de noter que la production de cette coenzyme Q10 est intimement liée à celle du cholestérol. Or, en cherchant à réduire le taux de cholestérol, celle de CoQ10 diminue inéluctablement. C’est la raison pour laquelle, une complémentation en CoQ10 est indispensable pour toute personne suivant un traitement contre le cholestérol (Statines) ou prenant des bêtabloquants et encore des antipsychotiques, antidépresseurs tricycliques. Il en est de même pour une supplémentation en vitamine D.


En effet, l’action de la CoQ10 ne s’arrête pas à un simple antioxydant. Egalement nommée Ubiquinone (dont la racine du mot est la même que « ubiquité » qui signifie « omniprésence »), elle est présente dans tout l’organisme, dans les muscles, et en particulier celui du cœur (myocarde), mais également du foie, des reins, de la prostate, dans les tissus de tous les organes (de l’estomac à nos gencives et cheveux). Elle intervient dans les mitochondries, qui sont nos centrales énergétiques au niveau cellulaire. Situées dans les muscles, ces dernières leur permettent de se contracter. La CoQ10 aide les mitochondries à transformer les graisses et sucres en ATP (adénosine triphosphate), principale source d’énergie du muscle. Nous comprenons alors combien elle est importante pour le cœur. Et ce n’est pas fini ! Les malades atteints de cancers (poumon, sein, prostate, rein…) ont souvent un taux de CoQ10 très faible, il semble qu’une supplémentation leur soit bénéfique, notamment pour réduire la toxicité de leurs traitements (anthracyclines).


Normalement, sur un organisme jeune, en bonne santé, le foie produit suffisamment de CoQ10 pour remplir toutes ses fonctions. Mais le vieillissement, une alimentation carencée, une santé fragilisée, une hygiène de vie relative ou la prise de certains médicaments, diminuent notre production de CoQ10. On peut en retrouver dans notre alimentation : viandes, poissons, (à condition de ne pas trop les cuire pour préserver les enzymes sensibles aux températures hautes), huiles de canola ou de soja, noix et graines. Mais ils ne suffisent pas à pallier aux carences. Il est nécessaire alors d’avoir recours à une supplémentation. Dans ce cas il faut mieux choisir les molécules d’extraction naturelle (issue de levures) plutôt qu’une CoQ10 synthétique ou semi-synthétique, moins chère mais contenant des traces d’adjuvants. Bien qu’il s’agisse d’un complément alimentaire et non d’un médicament, il convient toutefois de prendre des précautions avec le CoQ10, notamment pour toutes personne prenant des anti-vitamines K (anticoagulant) ou des médicaments hypoglycémiants (la CoQ10 est elle-même hypoglycémiante), ou encore les personnes souffrant d’insuffisance hépatique. Parlez-en à votre médecin avant de commencer toute cure.


La prise de compléments alimentaires n’est pas anodine et l’automédication peut parfois amener à une dérégulation de cette précieuse homéostasie que notre organisme cherche à maintenir à tout prix. Les naturopathes sont là pour vous conseiller à choisir, ou pas, le complément alimentaire qui vous sera le plus approprié, que ce soit en prévention ou en accompagnement. N’hésitez pas à faire appel à lui.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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