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Les poumons d'Est en Ouest

Dernière mise à jour : 12 oct. 2023


Dans les traités de médecine chinoise, l’automne est associée au poumon. D’ailleurs on ne parle pas des poumons, mais du poumon, comme un organe singulier qui se dresse comme un véritable bouclier face aux agressions extérieures. C’est la raison par laquelle il est particulièrement sensible aux agents pathogènes extérieurs, notamment à toutes les infections courantes de type syndrome grippal, allergies, rhumes... Le poumon est envisagé alors au-delà de son unique aspect anatomique et physiologique. Pour la médecine traditionnelle chinoise (MTC), le rôle du poumon va au-delà de sa fonction respiratoire. Le poumon est certes responsable de la respiration, mais également de la circulation de l’énergie (Qi), de la régulation de notre température corporelle, de notre immunité et de notre équilibre émotionnel. C’est la raison pour laquelle, le souffle est central dans tous les arts martiaux ou pratiques de méditation nous provenant d’orient. Le poumon intervient également dans la diffusion de l’eau dans le corps et dans la régulation de la transpiration. Enfin, toujours pour la MTC, l’émotion associée au poumon est la tristesse. Nous pouvons le constater, lorsqu’une personne, notamment un enfant, est submergée par le chagrin, nous l’invitons à respirer profondément pour ramener le calme intérieur. Ainsi la fonction des poumons va bien au-delà d’une simple approche occidentale et les poumons méritent d’être mieux connus, du point de vue occidental comme oriental.


Les poumons dans notre vision occidentale.

Les poumons sont un organe essentiel du système respiratoire : ils fournissent l’oxygène indispensable à notre organisme pour que de nombreuses réactions physiologiques et métaboliques puissent se réaliser. L’air est inhalé par les poumons où l’oxygène (O2) est transféré dans le sang qui le transporte dans toutes les cellules de notre corps via le système circulatoire. Par l’expiration, il expulse le dioxyde de carbone (Co2) qui augmente l’acidité du sang. Or ce dernier doit légèrement être basique en gardant une stabilité avec un pH entre 7.35 et 7.45 environ. Les poumons régulent ainsi le pH sanguin assurant l’équilibre acido-basique de notre organisme. Si ce dernier n’est pas assuré, pour rétablir l’équilibre, notre corps va puiser dans ses réserves de certains minéraux (comme le magnésium et le calcium notamment) provoquant ainsi des carences, avec les conséquences que nous connaissons (courbatures, fatigue, nervosité…). Par ailleurs, en produisant de l’angiotensine, les poumons réduisent la taille des vaisseaux sanguins, permettant ainsi de réguler la pression artérielle. C’est une des raisons pour lesquelles, il est fortement conseillé aux personnes souffrant de troubles cardiovasculaires (et pas que…) de s’engager ou de poursuivre une activité physique modérée, en plein air de préférence, quelque soit la température extérieure. En effet, les poumons participent à réguler notre température intérieure en inspirant l’air rafraîchissant et expirant la chaleur du corps. Enfin, ils produisent du mucus, une substance visqueuse qui piège les intrus tels que des allergènes, des bactéries ou des virus. C’est une des nombreuses barrières de notre système immunitaire qui nous protègent des particules pathogènes. Par ailleurs, les poumons ont longtemps été considérés comme parfaitement stériles, or ce n’est pas le cas. Comme notre intestin, notre bouche, le vagin pour les femmes et aussi notre peau, les poumons ont leur propre microbiote. Or ce dernier, ainsi que les cellules immunitaires qui y sont présentes, tiennent également en respect toutes formes de pathogènes et combattent ainsi les infections.


Les poumons en naturopathie

En naturopathie, nous sommes très soucieux de la qualité d’élimination de nos déchets. Elle est pour nous à la base d’une bonne santé et nous veillons à ce que les émonctoires, les organes propres à la détoxication, soient le plus possible opérationnels. Si les reins et les poumons sont des organes spécifiques à l’élimination des acides, les poumons interviennent également dans l’élimination de déchets de type mucosités (déchets non solubles en suspension dans nos liquides interstitiels dont les excès de glucides, sous forme de sucres et d’amidons, et de lipides sont, entre autres, à l’origine). Normalement, ces mucosités devraient être éliminées par les intestins. Toutefois il arrive que celui-ci soit débordé en raison d’un déséquilibre alimentaire, d’une dysbiose ou parce qu’il est en souffrance, et qu’il ne peut plus parfaitement remplir son rôle. Les mucosités vont donc suivre une voie de déviation qui sera en premier lieu les poumons. Elles se présentent alors sous forme de déchets semi-solides, telles que les glaires ou des sécrétions nasales. Les personnes ayant constamment le nez qui coule, en dehors de toutes formes d’allergies, doivent s’interroger alors sur la qualité de leur mode de vie. Outre les mucosités, la fonction principale de l’émonctoire poumon est bien sur d’éliminer le gaz carbonique et tout autre déchet volatil. Ainsi, il est fréquent qu’un naturopathe cherche particulièrement à rétablir le bon fonctionnement du système intestinal pour améliorer des troubles centrés sur la sphère respiratoire, aussi surprenant que cela puisse paraître d’un premier abord. Selon la nature des sécrétions, il pourra également se concentrer sur la sphère hépatorénale. Dans tous les cas, la qualité de la respiration, une respiration ample et profonde, une respiration complète et régulière, est centrale dans ses conseils. D’abord pour l’évacuation de ces derniers déchets, mais également pour expulser les radicaux libres produits par notre fonctionnement métabolique, et retrouver ainsi de l’énergie. Respirer permet aussi de gérer l’équilibre acido-basique si cher aux naturopathes et représente un outil incontournable pour gérer le stress et la pression exercée par des émotions mal accueillies. En expirant, ce ne sont pas que de l’air vicié, des mucosités, que nous expulsons, mais aussi nos idées les plus sombres, ce qui assombrit notre quotidien.


Le poumon en Médecine traditionnelle Chinoise

La naturopathie est tout à fait en lien avec la Médecine Traditionnelle Chinoise qui envisage l’organe « poumon » comme en lien direct avec la tristesse, le chagrin ou la mélancolie. Ces émotions qui bloquent la respiration dans la partie supérieure de la poitrine, qui contractent la cage thoracique et donnent une souffle court, une respiration quasi en apnée, qui fait hoqueter et donne l’impression d’étouffer. Pour la MTC, ces émotions dispersent et bloquent le Qi du poumon, notre souffle vital précisément, et affectent notre énergie vitale qui se retrouve ainsi amenuisée. Une fois de plus, nous nous rendons compte de l’impact d’une émotion refoulée ou mal appréhendée, sur notre physique et toutes les conséquences qui peuvent en découler. Les problèmatiques qui touchent la sphère respiratoires peuvent être liées à nos difficultés d’évoquer des événements qui ont provoquée de la tristesse, avec notre difficultés, ou notre refus, d’oublier. Ce qui peut conduire à des troubles anxieux, voire à la dépression. Ainsi, pour la MTC, le poumon est un organe beaucoup plus complexe qu’une simple fonction respiratoire. Il est considéré comme le maître du QI (énergie vitale) dont il permet la diffusion dans tout notre corps. Mais il permet également la régulation de l’humidité corporelle en évacuant une partie de nos eaux usées via la respiration sous forme de vapeur. Enfin, il est considéré comme l’organe intermédiaire entre l’environnement extérieur et notre fonctionnement interne. Au même titre que la peau, ou notre système digestif, il est en contact, et en interaction, avec les éléments extérieurs : l’air, mais aussi la pollution (de l’environnement ou avec la fumée de cigarette) et autres agents pathogènes contre lesquels il présente une nouvelle défense. Si le Qi du poumon est sain, la respiration et l’odorat sont efficients. A contrario, si le poumon est affaibli, l’odorat va s’altérer, voire disparaître (anosmie), le nez se bouche, coule, et les éternuements se répètent, signe d’un enfermement des toxiques et toxines.


En sommes, quelque soit le point de vue, le poumon joue un rôle vital dans notre santé sous tous ses aspects, que ce soit physique, physiologie, mais également mental ou émotionnel. Il est associé à notre conscience corporelle, à notre instinct de survie (l’exemple le plus parlant étant le cri du nouveau-né qui lui permet d’inspirer pour la première fois de l’air par ses poumons). Mais si son fonctionnement est perturbé, affaibli, par un excès de toxines qu’il ne parvient que difficilement, ou plu, à éliminer, l’organisme tout entier va en être affecté, avec des symptômes bénins dans un premier temps, signaux pour le naturopathe qu’il est temps d’intervenir, puis de plus en plus répétitifs, voire chroniques ou lésionnels. Avec l’arrivée des premiers frimas de l’automne, il est plus que temps de se soucier de la santé de ses poumons afin de se préparer à l’hiver. C’est le moment de faire le point sur soi mais aussi de se remettre à une activité physique, d’améliorer la qualité de son assiette et de son souffle et, peut-être, d’envisager l’arrêt du tabac.

Je peux vous accompagner sur tous ces aspects, notamment pour vous aider à arrêter de fumer avec entre autres, la méthode Chiapi. Alors n’attendez plus pour venir me voir.



Guillemette Bourgoing, Naturopathe et Réflexologue Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence


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