L'art de savoir se faire plaisir
- Guillemette Bourgoing
- 12 juil.
- 6 min de lecture
Si mes consultants ne l’ont pas entendu dix fois… le plaisir doit être omniprésent dans votre vie. Aucun de mes conseils ne pourra tenir dans le temps si le plaisir n’est pas là, même à faible dose. La naturopathie n’est pas une doctrine rigide, avec des règles, des injonctions, des interdictions. La naturopathie est plutôt un art de vivre, fondé avant tout sur l’écoute du vivant. Alors, parfois, se faire plaisir en dehors des « bons gestes de santé » ou en plongeant goulument dans les aliments interdits, peut être considéré, c’est en tous cas mon point de vue, en acte profondément thérapeutique. Par le travail, la société, notre rôle de parent, la performance, l’efficacité, la rigueur deviennent une obsession, la voie unique vers la réussite. Et cela je le constate également dans le bien-être lorsque vous venez me voir en me récitant une litanie d’interdits, de restrictions, de règles glanées à droite et à gauche et qui finissent par devenir contradictoires et dont vous ne savez plus quoi faire. « Mais, alors, que me reste-t-il ? ». Alors, nous allons commencer à respirer, faire le tri dans tout cela et surtout, surtout, lâcher prise ! Et oui, vivre pleinement, c’est aussi goûter à l’instant présent. Ce ne sont pas les malheureuses frites qui accompagnent vos moules marinières, ni le kouign-amann rapporté de vos vacances en Bretagne, qui vont saboter votre hygiène de vie. Ce sont au contraire des moments qui l’enrichissent, lui donnent du relief et du sens.
Le plaisir n’est pas un luxe :
Le plaisir, loin d’être un caprice ou une entorse au « mode de vie sain », est un mécanisme central dans la perception de notre environnement et de nos expériences. Ce qui nous fait du bien émotionnellement a souvent un rôle intrinsèque pour notre survie, notre santé ou notre équilibre nerveux. Le plaisir est alors un besoin biologique et émotionnel fondamental. Se détendre, rire, goûter, aimer, sont autant d’expérience qui nous font secréter les fameuses « hormones du bonheur ». Elles sont activées par notre système nerveux parasympathique qui est la clé de notre régénération nerveuse et qui impacte tout autant notre système immunitaire, digestif, notre humeur et même notre capacité à cicatriser.
David Servan-Schreiber, dans Guérir a démontré que la manière dont est vécue une action, avec ou sous plaisir, a un effet puissant sur le stress chronique qui est nettement atténué si cette action est menée avec plaisir. A titre d’exemple, une pâtisserie mangée avec culpabilité a tendance à acidifier le terrain, ce qui est délétère pour notre organisme, alors que manger avec joie et lenteur est plutôt alcalinisant. Ainsi notre organisme est sensible à l’intention émotionnelle. De même, des émotions positives (rire, gratitude, plaisir sensoriels) modifient notre biologie en régulant le rythme cardiaque, diminuant le cortisol (hormones du stress, voir mon article), active les circuits de guérison spontanée via le nerf vague et stimule les centre de mémoire émotionnelle, réduisant ainsi les comportements d’auto-sabotage ou d’addiction.
Savoir lâcher-prise :

En aucuns cas, adopter une bonne hygiène de vie ne devrait ressembler à une prison dorée, bien au contraire. Connaître les règles du bien-vivre, bien-manger, bien-dormir, bien-aimer permet de les faire notre et de pouvoir les transgresser quand l’envie se fait sentir. Si le « mieux vivre » vire au contrôle obsessionnel, à une rigueur maladive, on glisse alors vers l’orthorexie, une peur malsaine de ne pas manger ou vivre parfaitement, selon des critères que nous nous sommes imposés arbitrairement. Cela induit un stress constant qui est bien plus délétère qu’une bonne glace dégustée sur une terrasse. Sortir volontairement de ses habitudes, oser la digression, c’est rompre avec des dogmes qui ne nous concernent pas forcement, et reprendre sa liberté à sa juste valeur. C’est cette souplesse qui permet de garder la motivation, qui permet d’entendre et répondre à nos vrais besoins. Ces besoins peuvent nous parler : pourquoi suis-je attirée de manière si irrationnelle par le sucré, pourquoi ai-je besoin de me jeter sur ce plat gras et réconfortant, d’où me viennent cette envie de chocolat (sa richesse en magnésium peut-être) et ce besoin de saler tous mes plats. Déprogrammer notre rigidité c’est enlever le bâillon qui faire taire notre corps pour écouter nos vrais besoins, ceux qui ne sont dictés ni par la culpabilité ni par l’image.
S’autoriser pour mieux y revenir :

Céder n’est pas abandonner, lâcher-prise n’est pas un manque de volonté. Au contraire, se permettre de sortir du cadre est une stratégie à long terme. S’autoriser des écarts en conscience lors d’un régime à long terme est un message que l’on envoi à notre cerveau pour lui indiquer que nous restons à son écoute. Une pause volontaire dans les pratiques de santé agit comme une remise à zéro. En se confrontant à la lourdeur, la fatigue ou les douleurs provoquées par un excès (je pense notamment aux personnes sensibles au gluten), on renforce l’idée de revenir à ces nouvelles règles qui n’en sont plus et qui font désormais partie de notre quotidien, sans effort. Le retour aux bons réflexes, à ceux qui vous font du bien, devient alors un choix libre et désiré, et non une obligation, en toute autonomie. Cela change tout. En naturopathie nous n’avons pas de règles prédéfinies, de protocoles spécifiques. La nature est vivante. Elle n’est ni linéaire ni binaire. Mes conseils respectent le vivant, avec ses variabilités, ses rythmes, plus ou moins lents, l’individualité de chacun, ses résistances et ses espérances. En donnant la permission de sortir temporairement des cadres, on se donne la possibilité d’explorer des contours pour mieux en ressentir la nécessité et l’intelligence, bien plus qu’en s’infligeant une règle stricte et figée qui finira un jour ou l’autre par céder. C’est également ce que je retrouve chez certains fumeurs qui ont cessé de fumer par la « simple volonté ». Le carcan ne demande qu’à céder.
Je peux vous aider :

Dans une société obsédée par la performance, on oublie que le plaisir, la joie spontanée et les imperfections sont des piliers de notre équilibre et qu’ils font notre personnalité. Même si j’ai pu passer des heures à vous expliquer l’importance de mes conseils, de mes réformes, se faire plaisir, y compris en sortant de mes recommandations, n’est pas un échec, ni pour vous ni pour moi. D’autant plus que je recommande particulièrement de garder du plaisir dans ce que vous faites. C’est un retour au vivant, un signe de souplesse et donc de vitalité. La santé véritable ne se mesure pas en nombre de calories ou de repas équilibrés, ni en nombre de pas dans la journée. La santé se mesure par la qualité du lien que nous entretenons avec nous même, pour notre propre bien. Un verre de vin partagé avec amour, une recette de famille dégustée sans remords ou une journée à ne rien faire peuvent être de meilleurs remèdes que toutes les plantes et remèdes destinés à moduler le stress. Car le plaisir, vécu pleinement et sans culpabilité, relance la pulsion de vie, tout simplement.
Ainsi la naturopathie n'est pas uniquement "soigner avec des plantes". Son action et ses outils sont bien plus larges. Je m'intéresse à la personne dans sa globalité, à tous les niveaux. Et pour cela, je fais appel à tous les outils que la nature peut m'offrir, comme la réflexologie ou l'auriculothérapie (voir mon article), que ce soit du monde végétal, animal, minéral, vibratoire ou magnétique. Mes conseils portent sur l'alimentation (rééquilibrage alimentaire, diversification de l'alimentation, idées de menus...), l'hygiène de vie (bien vivre, bien dormir, bien bouger, apprécier la vie et la croquer à pleines dents !), la gestion des émotions, la personne dans son environnement... C'est ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe : je pratique aussi la réflexologie auriculaire et l'iridologie en plus de l'usage des plantes et de la micronutrition.
Je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes. Alors on peut dire que le sevrage est un peu mon cheval de bataille, et que les écarts sont parfois nécessaires pour donner un socle émotionnel stable qui permettra de réussir un sevrage définitif. Reprendre une cigarette est une source de culpabilité dont il faut se libérer en agissant et en redevenant maître de ses choix, pour que le sentiment de frustration soit remplacé par celui de la joie, de la fierté, d’avoir enfin mis un terme à cette fâcheuse habitude qu’est le tabagisme. Le cerveau apprend plus et mieux dans le plaisir que dans la contrainte.
Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue spécialisée dans l'arrêt du tabac sur Villelaure Pertuis et Aix-en-Provence
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(1)- Servan-Schreiber David Guérir le stress, l’anxiété, la dépression sans médicaments ni psychanalyse. (2003) Robert Laffont.
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