• Guillemette Bourgoing

Le stress : à la source de nos maux


Le stress est le mal du siècle, il impacte directement notre organisme et se trouve à l’origine de nombreuses maladies de civilisation. Il une incidence sur notre comportement sous forme, notamment, de nervosité, angoisse, toc mais aussi directement sur notre métabolisme en provoquant des troubles du comportement alimentaire (recherche de compensation dans les aliments gras et sucrés) ou encore en déréglant notre système hormonal (impacte sur le fonctionnement de la thyroïde, du pancréas, des gonades, des surrénales…). Il est très fréquent de voir des personnes grossir alors qu’elles ont une alimentation bien équilibrée, une activité physique régulière et … beaucoup de stress qui, d’ailleurs, n’est pas toujours identifié. On constate en effet, que les personnes exposées au stress ont deux fois plus de risques de développer un syndrome métabolique (voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/le-syndrome-métabolique-une-maladie-de-civilisation ). Les risques sont accrus si, dans une recherche désastreuse d’adaptation, le tabac, l’alcool deviennent des « béquilles » pour tenir.


Etre stressé n’est pas uniquement propre à la personne hyper sollicitée, au businessman hyperactif. Le stress est plutôt un effort d’adaptation de notre organisme pour faire face à une situation particulière et se préparer à l’action si nécessaire. Hans Selye décrit très bien les mécanismes du stress qu’il décompose en trois phases :


- L'alarme : face à une nouvelle difficulté notre système limbique, celui ou siègent nos réactions primaires (besoins vitaux : se nourrir, désirer, se reproduire, se protéger) et la mémoire, donne une réponse immédiate : fuir ou combattre. Sont alors déclenchées toutes les hormones, catécholamines et glucocorticoïdes, qui permettront d’agir rapidement en accélérant le rythme cardiaque, augmentant la pression sanguine et l’oxygénation, bloquant le système digestif temporairement. De même les glandes surrénales vont libérer des corticoïdes, qui inhibent les réactions inflammatoires, de l’endorphine (antidouleur), et de l’adrénaline qui apporte du sucre dans les muscles pour pouvoir courir par exemple.

- La résistance : est la phase où le corps s’organise pour tenir le temps qu’il faut et essayer de retrouver un état d’équilibre en adéquation avec la situation réelle. Si l’adaptation est appropriée, l’organisme revient naturellement à son état d’équilibre habituel. Selon notre histoire, nos expériences, nous avons tous une sensibilité différente face au stress. En soi, le stress n’est pas mauvais, c’est juste une forme d’apprentissage pour savoir comment réagir face à une situation inconnue jusque là. Mais s’il est trop sollicité, il peut devenir « distress » (détresse en anglais).

-L’épuisement : est le moment où la personne, est à bout de ressources car elle n’a pu répondre de manière suffisante ou efficace à ce qui peut représenter une agression quelconque pour elle. L’organisme est alors en phase constante d’alarme, provoquant une déséquilibre à la base de nombreux troubles psychologiques (anxiété, angoisse, dépression…) et physiologiques (hypertension artérielle, diabète, prise de poids incontrôlable…).




Les sources de stress peuvent être internes ou externes, la réaction sera toujours la même. Notre organisme peut répondre à une agression par un virus, par une pression exercée au travail (mettre les salariés sous tensions pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, rechercher un chiffre d’affaires toujours plus hauts), ou chez soi (charge mentale, être des parents parfaits, tensions dans le couple, finances tendues, actualité anxiogène…) ou encore virtuelle (s’imaginer des scenarii, se remémorer des événements douloureux. Le cerveau est dans le présent, il prend pour argent comptent, et réagit en fonction, toutes les informations qu’il peut recevoir. Alors autant le nourrir de données positives.). Et le stress prépare surtout à une action physique (fuir ou combattre un tigre à dents de sabre…) mais n’est pas du tout adapté pour répondre aux pressions morales exercées sur des personnes sédentaires. Donc notre organisme va avoir beaucoup de difficultés à gérer ces mises en réserve de sucre inappropriées, ces fluctuations de tension inutiles, ce ralentissement digestif, qui sont la porte ouverte aux maladies dites de civilisation.


Ainsi donc le stress est le premier facteur à prendre en compte pour revenir à la santé, et la maintenir. Il est important, pour le naturopathe, de bien expliquer les mécanismes du stress et toutes les sources envisageables pour pouvoir mettre le doigt sur ce qui peut être à l’origine de dysfonctionnements profonds. En ciblant les sources de stress, ce qui n’est pas toujours évidant, seront alors proposés des conseils pour permettre une meilleure réponse et ainsi mieux gérer le stress.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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