• Guillemette Bourgoing

Les champignons et la mycothérapie

L’automne est la saison idéale pour découvrir ou redécouvrir les joies d’une bonne poêlée de champignons, pour se lancer à la recherche bolets, cèpes, girolles et morilles. Faibles en calories, ce sont des concentrés de vitamines et minéraux. Riches en vitamines D, fer, zinc, sélénium et cuivre, ils répondent précisément aux besoins présents de notre organisme afin de soutenir notre système immunitaire. Grace à leur teneur en vitamines du groupe B ils sont un bon allié pour lutter contre les petites déprimes hivernales. Mais au-delà de l’immense variété de champignons qui tapissent nos forêts, il est intéressant de se pencher également sur les champignons médicinaux utilisés en Chine depuis des millénaires. Parmi les plus connus se trouvent le Reishi, le Maitaké, le Shiitaké et l’Hericium, ou encore la pleurote qui elle se trouve dans nos sous bois.


Certains ont une teneur élevée en bêta-glucanes, particulièrement précieux pour notre système immunitaire. D’autres sont étudiés pour leur action de prévention de cellules cancéreuses. Suivant les espèces de champignons, la pharmacopée chinoise les utilise pour lutter contre le diabète, le cholestérol, la fatigue ou l’obésité. Comme en naturopathie nous cherchons essentiellement à soutenir les différentes fonctions de l’organisme, à préserver une santé optimale, certains champignons trouvent une place de choix dans nos conseils.


Le Shiitaké par exemple est réputé pour permettre de stimuler le système immunitaire et ralentir le vieillissement des cellules. D’après de nombreuses études, il permet d’améliorer la qualité de vie de personnes atteintes d’un cancer, notamment de l’estomac.



Le Reishi est utilisé pour son action générale sur l’organisme, dont le foie, agissant ainsi sur les excès de cholestérol et, par ricochet, on l’utilise comme protecteur cardiovasculaire. Il permet également de combattre la fatigue et, plus surprenant encore, on y a recours aussi pour son action inhibitrice de croissance des tumeurs, dont celles du cancer du sein ou de la prostate.


Le Maitaké, lui, agit sur le système nerveux, en permettant une meilleure adaptation de l’organisme face aux périodes de stress et de fatigue, physique ou psychologique. Il est, par la même, intéressant de le proposer aux personnes diabétiques ou souffrant d’un syndrome métabolique. Il entre d’ailleurs dans le cadre des remèdes dits adaptogènes.


Quant à l’Hericium, il agit essentiellement sur le cerveau et la mémoire, précieux allié des étudiants et de toute personne soucieuse de prolonger ses précieuses capacités mnésiques ! Et comme le lien entre le système nerveux cérébral et entérique n’est plus à démontrer, il a une action régénératrice des muqueuses gastriques et intestinales avec une répercussion sur tous les maux qui peuvent être associés à une porosité intestinale.


Enfin, la Pleurote en huitre agit sur le taux de cholestérol en le régulant et en réduisant son absorption par les intestins. On lui attribue une action anti-tumeur importante. Au-delà de toutes ces spécificité, se sont tous d’excellents immuno-stimulants et, par ce biais là, d’excellents anti-viraux, parfaits pour se prémunir des maux de l’hiver. Bien sûr, il n’est pas question ici de remplacer un quelconque traitement médical et leur usage ne dispense pas d’en discuter avec votre médecin.


Devant tous ces bienfaits, il est indispensable que leur culture soit biologique, d’autant plus quand on sait que les champignons sont de véritables éponges qui absorbent et captent tout, y compris les pesticides et métaux lourds, sans parler des radiations dont il est quasi impossible de se préserver. En dehors de toute considération thérapeutique ou médicinale, choisissez les champignons que vous aimez, qui vous attirent. Ils sont tous gorgés de vitamines, acides aminés, oligoéléments, minéraux, fibres, phénols, enzymes, prébiotiques, tout autant de nutriments dont votre organisme raffole et que les naturopathe aiment à vous proposer.


Et c’est parce qu’ils sont si riches que les cuisiner peut s’avérer délicat, sachant qu’une bonne parties des vitamines partent avec la cuisson et que certains ne peuvent être consommés crus. Quoiqu’il en soit, faites-vous plaisir ! Pour ceux qui me connaissent, vous savez que c’est mon light motiv ! Crus en salade, en omelette, sautés à la poêle avec une tombée d’huile d’olive, en soupe… Mettez du champignon dans votre vie.




Et surtout n’oubliez pas de m’envoyer des photos de vos cueillettes, promenades, recettes parfumées et délicieuses, je les adore !


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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