• Guillemette Bourgoing

L'importance de perdre du poids

Les beaux jours arrivent enfin ! Adieu vestes, pulls et manteaux… qui camouflaient savamment les kilos accumulés pendant l’hiver, voir ces dernières années où stress et confinements ne nous ont pas aidés à garder la ligne. Mais il ne s’agit pas là uniquement d’un problème de taille de pantalon ou de maillot de bain, c’est un vrai problème de santé. 1 AVC sur 5 est associé à un surpoids (il en augmente les risques de 22%, voire de 64% en cas d’obésité), ainsi que l’hypertension, une insuffisance cardiaque, du diabète, cancer de la prostate ou arthrose du genou. D’ailleurs, parmi les personnes risquant de développer une forme grave du coronavirus, celles en surpoids et les personnes diabétiques étaient dans les premières lignes. Ainsi, surveiller son poids et éventuellement le rectifier n’est hélas pas uniquement répondre à un aspect esthétique, mais entre aussi dans une démarche de prévention et de maintient d’une bonne santé générale.

Or nous sommes programmés pour grossir, faire des réserves en cas de disette (nous sommes les descendants de ceux qui ont survécu aux famines qui se sont enchaînées depuis des millénaires), et non pour maigrir.

Normalement, notre organisme, dans sa recherche d’homéostasie, parvient à garder un poids relativement stable, avec quelques fluctuations au rythme des saisons ou des événements de la vie (grossesse, fêtes, maladies…). Cela à condition qu’il soit nourrit dans le respect de sa physiologie, avec une alimentation adéquate (saine, brute, proportionnelle à nos réels besoins), une activité physique suffisante (or les heures passées devant un écran d’ordinateur ou derrière un bureau ne nous demandent aucun effort physique, pas plus que faire les courses) et un environnement serein, sans stress.


Or les facteurs de stress sont omniprésents, que ce soit dans notre sphère privée (charge mentale importante), au travail (pression exercée, charge de travail, rendements…) ou sociale (actualités oppressantes, informations contradictoires, images insupportables, inquiétude et angoisse généralisée). Et c’est justement ce stress qui amène notre organisme à stocker (au même titre que les rayons d’huile et de farine se vident), dans une peur de manquer, de devoir affronter des jours plus difficiles encore. Ainsi les kilos s’accumulent au fil des années, quasi inexorablement, et cela malgré moult tentatives de régimes aussi variés que frustrants.



Car, la plupart du temps, certains régimes (hélas la plupart) sont trop privatifs et il est très difficile de tenir sur la longueur, avec parfois un effet de rebond qui aggrave les choses et sape un peu plus le moral. Je conviens qu’il est très dur d’accepter, lorsque nous sommes debout devant notre miroir, qu’il n’est pas sain de perdre 6-10 kilos en un mois, d’autant plus que nous sommes abreuvés de promesses en ce sens et que c’est justement une alimentation déséquilibrée qui permet de perdre rapidement, et momentanément, des kilos. Mais ces régimes, s’ils se pérennisent, exposent à des carences avec des conséquences au niveau osseux (affaiblissement de la densité osseuse), cardiovasculaire, rénal et de l’état général même avec un affaiblissement et une fragilité immunitaire notamment. Et, à contrario, ils exposent également à des excès, notamment en protéines (Dukan, Atkins) ou lipides (Cohen, Atkins, Dukan, Montignac…) et sodium. Bien sûr, à l’arrêt de ces régimes, l’organisme surcompense en produisant du gras aux détriments des muscles (plus longs à se reconstituer). Perdre du poids est déjà compliqué, mais reprendre ces kilos durement éliminés, parfois plus vite qu’ils ont été perdus, est insupportable et démotivant.




Le meilleur moyen de revenir à un poids de santé est de se rééduquer à une vie saine, et cela prend parfois un peu plus de temps que nous le souhaiterions. Mais avec, cette fois, la garantie de revenir à une certaine stabilité. En fonction de l’âge de la personne (le métabolisme ralentit après 50 ans et la prise de poids), l’endroit où se localisent les graisses (les conséquences ne seront pas les mêmes s’il s’agit d’une graisse sous cutanée au niveau des cuisses, ou viscérale située sur la paroi abdominale), les antécédents familiaux (mais surtout les habitudes alimentaires ancrées depuis des générations est ayant un fort lien affectif), le rapport psychologique avec la nourriture sont autant de paramètres à prendre en compte pour pouvoir proposer des réformes alimentaires en adéquation avec la personne. Il ne s’agit plus de reproduire un régime trouvé sur internet ou dans un livre, chaque personne est unique, avec son vécu, ses espoirs, ses échecs, ses limites.



Le rôle du naturopathe est de proposer des pistes nutritionnelles mais également en hygiène de vie, en faisant appel à tous ses outils (hydrothérapie, oligothérapie, aromathérapie, phytologie, micronutrition…) après avoir pris le temps de connaître parfaitement le terrain, la constitution et tempérament de la personne désireuse de trouver, ou retrouver, un indice de masse corporel plus physiologique. Le tout étant, bien sûr, de donner les clés pour pérenniser un état de santé optimal.


Guillemette Bourgoing, Naturopathe et Réflexologue


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