• Guillemette Bourgoing

Les bienfaits de la mer : Des vacances pour se régénérer

« La source originelle de tout », Homère (fin du VIIIème siècle avant J.C)


La mer, dans toutes les civilisations est l’archétype de la vie. Elle est, pour la psychanalyse, la figure de la « mère originelle », nous rappelant le liquide amniotique, enveloppant et nourricier, dans lequel l’être en devenir que nous sommes amorce son incarnation. Il n’est donc pas surprenant que la mer provoque un tel sentiment de plénitude, d’apaisement, de ressourcement, ou encore de liberté. De concert avec les bénéfices physiques, physiologiques ou biochimiques, les bienfaits psychologiques sont reconnus depuis l’Antiquité.


Hippocrate (460-377 av. J.C), Platon (428-348 av. J.C), Aristote (384-322 av. J.C) et Galien (129-201), évoquent les bienfaits de l’eau de mer et en conseillaient déjà l’usage en bains d’eau de mer chaude, pour soigner mais également à des fins préventives. Bien avant, les Egyptiens en reconnaissaient les vertus thérapeutiques, et bien plus tard, Ambroise Paré (1510-1590) étudie les propriétés de l’eau de mer (notamment astringente et desséchante). La notion actuelle de soins curatifs apportés par la mer, apparaît en Angleterre au XVIIème où, en l’espace de cent ans, une soixantaine de bains sont créés. Ce n’est qu’en 1947, que le premier établissement marin de soins thérapeutiques apparaît à Sète. Ensuite, le terme « thalassothérapie » est inventé, en 1865, par le docteur Joseph La Bonnardière (1829-1887), prônant les bienfaits de l’eau (cliquer sur le lien pour lire mon article sur le Plasma Marin Et René Quinton qui était son contemporain) mais aussi du climat, du sable et des algues cliquer sur le lien pour lire mon article sur les Algues) : je suis « heureux d’avoir pu guérir ou du moins soulager quelques-unes de ces douloureuses et inexorables maladies qui affligent la race humaine, plus heureux encore d’avoir prévenu quelques-unes de celles qui la menacent trop souvent ».


En effet, la mer, par sa richesse en oligoéléments, permet de combler de nombreuses carences physiologiques, mais elle ne se limite pas qu’à cela. Elle comble également tous nos sens : contempler l’étendue des espaces bleus offre un effet anti-stress immédiat, entendre le bruit régulier des vagues permet de faire le vide de pensées parasites et permet d’apaiser le mental (il permet à notre cerveau de produire des ondes Alpha qui lui permettent de revenir à un état de calme, de veille), se sentir enveloppé par une eau dont la composition est quasi identique à nos liquides intérieurs, dans un échange intime dont la peau se fait l’interface, marcher pieds nus dans le sable et dans l’eau, effleurer quelques algues au passage… Remplir nos poumons de cet air marin vivifiant, absorber les minéraux, oligoéléments et ions négatifs issus des sels marins (les ions négatifs favorisent la pénétration de l’oxygène dans l’organisme et les échanges entre les cellules), sentir le sel s’imprimer sur nos lèvres, infuser dans notre bouche, remonter dans les fosses nasales sont autant de sensations qui envoient un message de bien-être, de ressourcement, à l’organisme tout entier.


Physiologiquement, l’air marin nettoie les poumons et facilite une meilleure respiration (d’autant plus qu’il y a moins de pollution en bord de mer). La pression atmosphérique étant plus élevée, la respiration est plus ample, plus profonde, permettant une oxygénation améliorée par la présence de ces ions négatifs qui réduisent le stress oxydatif. Les oligoéléments, dont l’iode qui est indispensable pour le fonctionnement de la thyroïde (cliquer sur le lien pour lire mon article sur l’iode), sont ainsi mieux assimilés et disponibles pour toutes les chaines métaboliques garantes du fonctionnement optimal de notre organisme (action notamment sur le système immunitaire avec, en plus, l’action bactéricide du sel). Par ailleurs, s’immerger dans l’eau de mer favorise une meilleure circulation veineuse et artérielles (les jambes lourdes ou avec des varices sont immédiatement soulagées), en remettant la lymphe en circulation les tissus sont désengorgés (remise en circulation des toxines pour une détoxification des tissus profonds).


Alors, faire le plein de vitamines D en se prélassant (raisonnablement …) sur un transat, dans le sable, sur des rochers ou un pélican rose est déjà un bon début, mais apprivoiser l’élément mer peut se faire aussi de moultes façons : marcher dans le sable, surtout pour les très jeunes enfants, permet de solliciter tout le pied et les articulations. Marcher au bord de l’eau, sans effort, seulement en foulant les vagues jusqu’en haut de la cheville, renforce les muscles des jambes, cuisses, fesses et aussi du dos. Immergé jusqu’à la poitrine, le corps perd de sa pesanteur et permet un renforcement musculaire tout en ménageant les articulations. La nage, dans un effort régulier et modéré (à la brasse, nage indienne ou crawl), est excellente pour les systèmes cardiovasculaire et respiratoire. Explorer les fonds marins au bord du rivage, avec pour seul équipement un masque, un tuba et des palmes, offre en plus un ravissement des yeux et une sensation de calme et de plénitude.


Voilà pourquoi, parmi tous mes conseils de naturopathe, ne soyez pas surpris si, dans mes recommandations, je vous invite à vous octroyer des moments en bord de mer, à vous offrir des heures de liberté à la plage, à vous accorder de longues promenades dans les calanques escarpées, dans les étendues de sable de Camargue ou sur les galets de la Côte Bleue. Ce sont des conseils d’hygiène vital qui font partie des trois principaux piliers de la naturopathie.


Alors faites-vous plaisir. C’est le moment de plonger dans les courants frais de la mer, marcher dans les flots, dorer (et non cuire !) au soleil, humer l’air marin, c’est votre naturopathe qui vous le dit.

Et n’hésitez pas à m’envoyer vos plus belles photos de la mer, ses vagues, couchers de soleil, poissons, coquillages… instants de bonheur.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue





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