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  • Guillemette Bourgoing

Le diabète


Le diabète sucré de type 2, ou diabète non insulinodépendant (DNID) est une maladie répandue, en constante augmentation, qui touche environ 5% de la population française (3% en 2017). Trop de sucre dans le sang, soif constamment, des urines sucrées. En soit, le diabète ne semble pas si méchant, d’autant plus qu’il existe des médicaments, notamment la Metformine, qui permettent de faire baisser le taux de sucre dans le sang. Alors pourquoi se priver, pourquoi engager des régimes alimentaires drastiques, alors qu’aucune souffrance, aucun malaise, n’est ressenti… dans un premier temps. Parce que le diabète est une maladie grave par ses complications à plus ou moins long terme, notamment sur le système cardiovasculaire, sur le cœur (insuffisance coronarienne), dans les vaisseaux sanguins (artérite des membres inférieurs), les reins (insuffisance rénale) et les nerfs (rétinopathie, neuropathie). A la lumière de ces conséquences, l’effort demandé dans des mesures hygiéno-diététiques devient alors dérisoire par rapports aux effets de la maladie.


Le diagnostique de DNID tombe lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1.26 g. On peut également la mesurer 2 heures après la prise orale de 75 gramme de glucose, la glycémie ne devant alors pas dépasser les 2 grammes. Ces résultats sont révélateurs d’une diminution de la sécrétion d’insuline et une résistance à l’insuline (voir mon article : https://www.naturopathe-aix-pertuis.com/post/le-rôle-de-l-insuline-dans-la-gestion-du-sucre ) de cellules cibles (notamment des muscles striés et des tissus adipeux) qui font que le glucose est moins bien capté et moins bien métabolisé. Depuis une cinquantaine d’années, le traitement n’a pas changé : augmentation de l’activité physique, règles diététiques et médicaments qui ne guérissent pas le patient mais qui ralentissent l’évolution du DNID et retardent l’apparition de ses complications. Le patient finira, à plus ou moins long terme, à être résistant aux remèdes, son pancréas ne produira plus d’insuline, et il sera alors dépendant d’injections d’insuline (insulinothérapie).


Les règles diététiques actuellement proposées sont une légère restriction calorique (baisser sa ration calorique habituelle de 500 à 1000 calories par jour), équilibrer son assiette en apportant dans la journée 55% de glucides, 33%de lipides et 15% de protéines. La notion d’index glycémique (capacité d’un glucide à faire monter la glycémie) a remplacé celle des sucres rapides et lents. En effet, par exemple, une baguette de pain, des pâtes blanches ou des pommes de terre sont considérées comme des sucres lents, toutefois elles ont un index glycémique fort (c’est-à-dire qu’elles font monter le niveau de sucre sanguin encore plus rapidement que du sucre pur). Il en est de même pour les céréales du petit-déjeuner (hérésie diététique, même pour ceux sans sucre ajoutés), les barres de céréales (équivalent de 3 morceaux de sucre pur), les viennoiseries (un croissant équivaut à 4 morceaux de sucre), les pizzas (6 morceaux de sucre). Il s’agit alors de consommer des aliments à index glycémique bas (légumes verts, légumes secs, chocolat noir, viande, poissons). Par ailleurs, une large part est donnée aux fibres solubles (légumineuses notamment) afin de ralentir l’absorption intestinales des aliments et donc réduire l’hyperglycémie postprandiale et l’hyperinsulinémie réactionnelle (responsable notamment de production de triglycérides puis de cholestérol). De même, ce régime permet de réduire les risques de grossir et donne un sentiment de satiété plus durable.


Si ce régime n’est pas suivi, les conséquences peuvent survenir assez rapidement. Car le principal problème du diabète ce sont les cellules nerveuses. Ces dernières, contrairement aux autres cellules, ne sont pas insulinodépendantes (besoin d’insuline pour absorber le glucose), c’est-à-dire qu’elles peuvent absorber le sucre tant qu’il y en a et finissent par s’intoxiquer et mourir par excès de sucre. Or les cellules nerveuses sont celles qui permettent notamment de sentir les choses. Quand elles se mettent à mourir, le patient perd la sensibilité dans ses doigts, ses orteils. Il peut se blesser sans s’en apercevoir, ce qui est d’autant plus préoccupant qu’il met plus de temps à cicatriser. Les objets lui glissent des mains, il perd l’équilibre en ne sentant plus où il met précisément les pieds. Cette perte de sensibilité s’accompagne de violentes douleurs appelées neuropathies diabétiques (ou névralgies) qui peuvent devenir particulièrement invalidantes et empêcher toute activité physique (alors même qu’elles sont conseillées pour réduire le glucose dans le sang). De même l’excès de sucre dans le sang va fatalement boucher les petits vaisseaux capillaires qui irriguent les extrémités des membres et les organes (dont les reins et yeux) et créer des lésions le plus souvent irréversibles.


Voici la raison pour laquelle, la naturopathie est plus sévère à la lecture des bilans sanguins. Etant dans la prévention, elle engage des réformes alimentaires dès que la glycémie à jeun est supérieure à 1g/L de sang (ou 5.6 mmol/L). Il est en effet important de mettre n place les réformes alimentaires tant que les cellules b du pancréas sont encore en quantité suffisantes pour produire assez d’insuline. De même, une attention particulière sera orientée sur la gestion du stress, la qualité du sommeil, la désynchronisation des rythmes biologiques, l’équilibre intestinal et une activité physique raisonnable.



Guillemette Bourgoing, naturopathe et réflexologue, à Villelaure et Pertuis

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