• Guillemette Bourgoing

La sylvothérapie

Dernière mise à jour : 25 juil. 2021

La sylvothérapie, est également appelée Shinrin-yoku au Japon, ce qui signifie « bain de forêt ».


Elle a été préconisée dès 1982 par l’Agence forestière du Japon pour maintenir une bonne hygiène de vie. Depuis 2004, des études, notamment celles du Docteur Qing Li, ont été menées afin d’étudier les effets de la forêt sur la santé humaine. Elle est désormais reconnue comme mode de relaxation avec, entre autres, un accroissement d’indicateurs de vitalité et une diminution des indicateurs de stress comme l’anxiété, la dépression ou la colère.


Il semble également, qu’une simple promenade en forêt offre bien d’autres bénéfices. Elle aurait par exemple un effet préventif contre les cancers en augmentant le nombre et l’activité des NK (natural killer) aux propriétés anti-tumorales. Marcher dans les bois, dans un objectif de détente et de relaxation permet de réduire l’activité du système nerveux autonome orthosympathique (celui qui permet à l’organisme de se préparer à une activité physique ou intellectuelle, de le mettre en alerte, en dilatant les bronches et les pupilles, en accélérant notamment le rythme cardiaque et la respiration) au profit du parasympathique qui lui est destiné à tempérer les fonctions neurologiques inconscientes avec, entre autres, le ralentissement du cœur. Par répercussion sur le système endocrinien il a été noté une nette réduction des taux de cortisol, adrénaline et noradrénaline et donc, sur les personnes étudiées, une baisse d’anxiété, de dépression, de colère, fatigue ou confusion. Il est ainsi intéressant de proposer ces bains de forêt à titre préventif contre les maladies liées aux modes de vie actuels.



« Se mettre au vert » pendant environ 40 minutes permet de solliciter les quatre sens : l’ouïe par le chant des oiseaux, insectes et mouvements des branchages, l’odorat avec le parfum du bois et des plantes, la vue avec les nuances de couleurs offertes par les rayons du soleil qui transpercent les feuilles, et enfin le toucher. L’esprit, occupé à recevoir tous ces stimuli, s’apaise immédiatement, loin de toutes autres préoccupations. Dans cette optique, il s’agit plus d’une promenade au calme (sans téléphone ni autres appareils), silencieuse, méditative et non une randonnée sportive ou à visées naturaliste (étude des plantes, cueillette des champignons…). Selon le type de forêt, les bienfaits peuvent différer : une forêt de feuillus (Chênes, Châtaigniers, Peupliers, Charmes …) est apaisante et permet une réelle détente, alors qu’une forêt de conifères est plutôt stimulante (on utilise les huiles essentielles de pins, sapins et cèdres comme tonifiants, entre autres vertus).





Ainsi un « bain de forêt » permet de profiter de la quiétude d’un environnement paisible, de réduire les hormones de stress, tout en se revivifiant par un l’inhalation d’un oxygène de meilleure qualité (présence de molécules de terpènes dans les épines de pins et baisse d’agents polluants).


Car, même si on vit dans une grande métropole, en France la forêt n’est jamais très loin. A défaut, il existe de nombreux parcs arborés dans les villes qui permettent également une reconnexion à la nature. S’asseoir sur un banc à l’ombre d’un arbre, écouter, sentir, perdre son regard dans les branchages, apprécier l’air sur son visage… Sont autant de bienfaits que nous offre la nature. Une manière simple de se ressourcer, une hygiène de vie à laquelle, nous, naturopathes, sommes tant attachés.


N’hésitez pas à m’envoyer vos plus belles photos de promenades dans les bois. Faites moi sentir l’odeur de l’humus ou du pin chaud (pas grillé, je n’aime pas…), la fraîcheur des sous-bois, montrez moi ces camaïeux de verts, jaunes, bruns et profitez bien de vos vacances.


Guillemette Bourgoing Naturopathe et Réflexologue

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